Questions-réponses
266 questions que se posent les pèlerins, de l'avion jusqu'au retour. Chaque réponse cite ses sources : fatwas de savants reconnus, hadiths et versets. Mis à jour le 21 octobre 2026.
À savoir : ces réponses résument l'avis des savants, avec leurs références. Quand les écoles ne sont pas d'accord, nous le disons, avec l'avis malikite. Pour un cas personnel, demandez à un savant de confiance.
Pour commencer
Les questions qui reviennent le plus souvent. Elles se trouvent aussi plus bas, dans leur étape. 15 questions
En bref
Votre miqât (limite où l'on entre en ihram) est le point du trajet aligné sur al-Juhfa, près de Rabigh. Formulez l'intention quand l'avion arrive à sa hauteur, ou un peu avant par précaution.
Djeddah se trouve à l'intérieur des miqâts. Vous devez donc être en ihram (état de sacralisation) quand l'avion passe le miqât. L'équipage l'annonce en général ; sinon, demandez-le. L'avion va très vite : formulez l'intention un peu avant l'annonce du miqât. Si vous craignez de vous endormir, faites-le une demi-heure avant. L'ihram pris depuis Rabigh, juste avant al-Juhfa, est valide.
En bref
Retournez à un miqât (limite où l'on entre en ihram) après l'atterrissage et prenez-y l'ihram : vous ne devez alors rien. Sinon, un dam (sacrifice d'un mouton) est dû.
Ibn ʿUthaymîn permet de retourner au miqât en voiture. Depuis Djeddah, beaucoup de pèlerins y vont en taxi. Si vous y prenez l'ihram (état de sacralisation), il n'y a ni sacrifice ni péché. Si vous prenez l'ihram à Djeddah sans y retourner, votre ʿOmra est valide. Mais vous devez un mouton égorgé à La Mecque et donné aux pauvres. L'aéroport ne remplace pas le miqât fixé par le Prophète ﷺ. Le sommeil n'annule pas ce sacrifice : prenez donc l'ihram un peu en avance. Ne dépassez jamais le miqât exprès en comptant sur le sacrifice.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites disent aussi que le retour au miqât fait tomber le sacrifice. Un avis contemporain minoritaire permet aux voyageurs en avion de prendre l'ihram à Djeddah, sans sacrifice. La majorité ne le retient pas.
Sources
En bref
Non. Si votre programme est d'aller d'abord à Médine, vous prendrez l'ihram (état de sacralisation) à Dhû l-Hulayfa, en partant de Médine vers La Mecque.
Médine est en dehors des miqâts (limites où l'on entre en ihram). Le miqât des gens qui partent de Médine est Dhû l-Hulayfa (mosquée de Abyâr ʿAlî). Une fatwa traite ce cas précis : arriver à Djeddah, aller à Médine, puis prendre l'ihram à Dhû l-Hulayfa. Elle répond qu'il n'y a pas de mal, car l'intention de ʿOmra part de Médine.
En bref
Le blanc n'est pas obligatoire. Vous portez vos vêtements habituels, amples et couvrants, de la couleur de votre choix, sans parfum.
Les deux pièces blanches de l'ihram (état de sacralisation) concernent les hommes. Ibn ʿUthaymîn : « Il n'y a pas d'habit spécial pour la femme. Elle peut porter ce qu'elle veut, sauf les gants et le niqâb. » Vos vêtements ordinaires, les chaussures fermées et les chaussettes sont permis. Gardez le voile sur les cheveux et évitez les vêtements de parure voyants. Seuls le niqâb (voile taillé pour le visage) et les gants sont interdits. Vous pouvez changer de vêtements et les laver autant que vous voulez.
Sources
En bref
Oui. Les règles (ou les lochies) n'empêchent pas d'entrer en ihram (état de sacralisation). Vous formulez l'intention au miqât (limite où l'on entre en ihram) comme les autres.
Asmâʾ bint ʿUmays venait d'accoucher à Dhû l-Hulayfa. Le Prophète ﷺ lui a dit de faire le ghusl (grand lavage), de se protéger et d'entrer en ihram. Ce ghusl est donc recommandé même pendant les règles, pour la propreté. Vous ne faites pas de prière d'ihram : l'intention et la talbiya (formule « Labbayk… ») suffisent. Le Prophète ﷺ a dit à ʿÂʾisha : « Fais tout ce que fait le pèlerin, sauf le tawâf autour de la Maison jusqu'à ce que tu sois pure. » Ne dépassez donc pas le miqât sans ihram à cause des règles.
En bref
Mieux vaut les éviter. Prenez un savon et un shampoing sans parfum, ou rincez-vous simplement à l'eau.
Se laver est permis en ihram (état de sacralisation). Le doute porte sur le parfum du produit. Les savants divergent. Certains, dont une réponse d'Islam Q&A, ne considèrent pas un savon comme un parfum, car il sert à laver. D'autres le comptent comme un parfum. Dar al-Iftâʾ d'Égypte conseille de s'en abstenir. Si vous l'avez utilisé par ignorance, vous ne devez rien. Conseil : glissez un savon neutre dans votre valise avant de partir.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites demandent une aumône pour un savon fortement parfumé et jugent un parfum léger seulement déconseillé. Islam Q&A (français) déconseille les produits à forte odeur.
Sources
En bref
Votre ʿOmra reste valable et vous n'avez commis aucun péché : tous les savants sont d'accord. Arrêtez l'acte dès que vous vous en rendez compte. Pour la fidya (compensation), les avis divergent selon l'interdit.
Allah dit : « Seigneur, ne nous châtie pas s'il nous arrive d'oublier ou de commettre une erreur » (2:286). Le Prophète ﷺ a dit qu'Allah pardonne l'erreur, l'oubli et la contrainte. Il a demandé à un homme en ihram (état de sacralisation) de laver le parfum de son vêtement, sans lui demander de compensation. Parfum, vêtement ou tête couverte par oubli : rien n'est dû chez les chafiʿites et les hanbalites (avis connu). Cheveux, ongles ou chasse : la compensation est due même par oubli, selon l'avis connu des quatre écoles. Exemple : un déodorant parfumé ou le savon de l'hôtel utilisé sans connaître la règle. Rincez dès que vous savez, puis suivez l'avis de votre école.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Parfum, vêtement, tête couverte : les hanafites demandent une compensation même par oubli ; les malikites la demandent si l'oubli a duré assez longtemps pour en profiter (avis connu de l'école). Cheveux, ongles, chasse : Ibn ʿUthaymîn (et Ibn Ḥazm) ne demandent rien par oubli ; c'est un avis minoritaire. En cas de doute, demandez à un savant de votre école.
Sources
En bref
Un izâr (pagne) autour de la taille et un ridâʾ (pièce de tissu) sur les épaules. Sont interdits : chemise, pantalon, turban, capuche, chaussettes et chaussures qui couvrent le pied.
Ce qui est interdit, ce sont les vêtements taillés à la forme du corps ou d'un membre. Le mot « cousu » prête à confusion : une couture sur une serviette ne pose pas de problème. Le blanc est préférable, mais pas obligatoire. Vous pouvez porter une montre, des lunettes, une bague et une ceinture.
En bref
Sortez du tawâf (tours autour de la Kaʿba) et refaites vos ablutions. Ensuite, recommencer le tawâf au début est l'option la plus prudente ; certaines écoles permettent de reprendre là où vous vous êtes arrêté.
Pour les malikites, les chafiʿites et les hanbalites, la pureté est une condition du tawâf. Il faut donc sortir et refaire ses ablutions. Les malikites et les hanbalites (avis d'Ibn Bâz) demandent alors de recommencer le tawâf au début. Les chafiʿites et les hanafites permettent de reprendre là où vous vous êtes arrêté. Les tours déjà faits restent une bonne action. Si la foule rend la sortie très difficile, au dernier tour par exemple, Ibn ʿUthaymîn permet de terminer, en suivant l'avis d'Ibn Taymiyya. C'est une facilité pour une vraie difficulté, pas la règle normale.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Recommencer : malikites, hanbalites, Ibn Bâz. Reprendre au point d'arrêt : chafiʿites (Dar al-Iftâʾ de Jordanie), hanafites, et cheikh al-Muslih qui l'accepte tout en préférant recommencer. Ibn Taymiyya et Abû Ḥanîfa ne font pas de la pureté une condition du tawâf. Si vous avez terminé sans ablutions alors que vous pouviez sortir, demandez conseil à un savant tant que vous êtes à La Mecque.
Sources
En bref
Si les deux nombres vous paraissent aussi probables, retenez le plus petit et complétez jusqu'à sept. Un doute qui arrive après la fin du tawâf (tours autour de la Kaʿba) ne compte pas.
Le plus petit nombre est certain : c'est l'avis des quatre écoles, et Ibn al-Mundhir rapporte un consensus. Si un nombre vous paraît nettement plus probable, Ibn ʿUthaymîn permet de le retenir. Une fois le tawâf fini, ne revenez pas sur un simple doute. Ne cédez pas aux doutes répétés (waswâs : idées obsédantes) : n'en tenez pas compte. Si le doute devient une certitude (vous êtes sûr d'avoir fait 6 tours), complétez ce qui manque. Astuce : un compteur à bague ou sept petits cailloux dans la poche ne tombent jamais en panne.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les autres savants retiennent toujours le plus petit nombre, même si l'autre semble plus probable. Les malikites traitent le doute arrivé après la fin comme un doute pendant le tawâf : on retient le plus petit nombre. Certains hanafites demandent de refaire le tour où le doute est apparu. Dar al-Iftâʾ d'Égypte a jugé valide un tawâf où le doute était venu après coup.
Sources
En bref
Arrêtez-vous et priez avec les gens. Après la prière, reprenez le tawâf (tours autour de la Kaʿba) à l'endroit exact où vous vous êtes arrêté, sans revenir à la Pierre noire.
L'iqâma est le second appel, qui annonce le début de la prière en groupe. Ibn ʿUthaymîn, al-Fawzân et Ibn Bâz disent de reprendre là où l'on s'est arrêté. Les tours déjà faits restent valables. Cela vaut pour le tawâf de la ʿOmra, du Hajj ou un tawâf surérogatoire. Exemple : vous avez fait 3 tours, vous en ferez 4 après la prière. Le saʿy suit la même logique.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Certains savants conseillent de recommencer le tour interrompu depuis la Pierre noire.
Sources
En bref
Les deux sont permis. Le rasage est meilleur. Si vous raccourcissez, coupez sur toute la tête.
Le Prophète ﷺ a invoqué trois fois pour ceux qui se rasent et une fois pour ceux qui raccourcissent. Ne coupez pas trois mèches sur le côté : raccourcissez l'ensemble de la tête. La tondeuse est pratique pour couper partout de façon égale. Cette coupe vous fait sortir de l'ihram (état de sacralisation).
Les savants ne sont pas tous d’accord
Malikites et hanbalites : toute la tête. Hanafites : au moins un quart. Chafiʿites : au minimum trois cheveux, mais ils recommandent davantage.
Sources
En bref
Votre ʿOmra n'est pas annulée, mais elle n'est pas terminée. Coupez vos cheveux dès que vous vous en souvenez, où que vous soyez.
Tant que vous n'avez pas coupé, vous restez en ihram (état de sacralisation). Homme : remettez la tenue et coupez au plus vite. Pour ce que vous avez fait entre-temps par oubli ou ignorance, il n'y a pas de péché. Arrêtez tout interdit dès que vous vous en rendez compte.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Pour la fidya (compensation) des interdits faits entre-temps, les avis divergent. Parfum, vêtement, tête couverte : rien chez les chafiʿites et les hanbalites (Ibn Bâz, Ibn ʿUthaymîn) ; compensation chez les hanafites ; chez les malikites, si l'oubli a duré assez pour en profiter. Cheveux ou ongles coupés : compensation même par oubli selon l'avis connu des quatre écoles, dont les malikites ; Ibn ʿUthaymîn ne demande rien. Les hanafites ajoutent que la coupe se fait normalement dans le territoire sacré (Ḥaram). Suivez votre école ou demandez à un savant.
Sources
En bref
Administrativement, oui : une femme de 18 ans avec un passeport valide peut venir seule, sans mahram (proche que la femme ne peut épouser). Religieusement, les écoles divergent, mais votre ʿOmra reste valable dans tous les cas.
Règle saoudienne : la ʿOmra sans mahram est ouverte depuis octobre 2019. Le ministre du Hajj l'a confirmé pour le Hajj et la ʿOmra en octobre 2022, puis le ministère l'a réaffirmé en 2024. Les femmes de 18 ans et plus obtiennent le visa et le permis Nusuk seules ou en groupe (règle vérifiée en octobre 2026, à revérifier dans l'application Nusuk). Votre agence ou votre pays peuvent avoir leurs propres conditions. Avis religieux : le hadith dit qu'une femme ne voyage pas sans mahram. Ibn Bâz exigeait le mahram, même en groupe, tout en disant que le pèlerinage fait sans lui reste valable.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Hanafites et hanbalites : mahram exigé pour tout voyage de pèlerinage. Chafiʿites : un groupe de femmes de confiance suffit pour la ʿOmra obligatoire, c'est-à-dire la première. Malikites : l'exception de la « compagnie sûre » vaut pour le Hajj obligatoire ; la ʿOmra étant une sunna dans cette école, l'avis connu demande le mahram (à confirmer auprès d'un savant malikite). Des avis contemporains (Dar al-Iftâʾ d'Égypte) permettent le voyage si la sécurité est assurée.
Sources
En bref
Il faut un permis gratuit dans l'application Nusuk, en général une fois tous les 365 jours. Les créneaux des hommes et des femmes sont séparés.
Horaires annoncés en décembre 2025 : femmes après Fajr jusqu'à 11 h, puis après ʿIshâʾ jusqu'à 2 h. Hommes de 2 h à Fajr, puis de 11 h 20 à ʿIshâʾ. Le vendredi : femmes après Fajr jusqu'à 9 h, puis après ʿIshâʾ jusqu'à 2 h. Hommes de 2 h à Fajr, de 9 h 20 à 11 h 20, puis après la prière du vendredi jusqu'à ʿIshâʾ. En Ramadan, un autre horaire s'applique. L'entrée se fait par les cours sud, face à la porte 37, avec le code QR. Chaque groupe reste environ 10 à 15 minutes. Arrivez 15 à 30 minutes en avance. Un accès immédiat existe dans Nusuk près de la mosquée, selon les places. Si vous ne pouvez pas venir, annulez votre réservation. La femme doit être pure (sans règles) pour y entrer. (Règle vérifiée en décembre 2025, à revérifier dans l'application Nusuk.)
Sources
Étape 1 sur 11
Obligation, argent, permissions, mahram, visa et santé : ce qu'il faut régler avant le voyage. 21 questions
En bref
C'est permis selon plusieurs grands savants, si cela ne nuit pas à votre santé. Demandez l'avis de votre médecin.
Ibn Bâz permet de prendre une pilule pour retarder les règles afin de faire le tawâf (tours autour de la Kaʿba) avec le groupe, si ce n'est pas nuisible. Dar al-Iftâʾ de Jordanie (chafiʿite) le permet aussi en cas de besoin réel. Un médecin peut vous dire quelle méthode convient à votre corps. Il vous dira aussi combien de temps avant il faut commencer.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Certains savants hanafites préfèrent laisser venir les règles naturellement, pour des raisons de santé. Certains demandent l'accord du mari.
Sources
En bref
Pas forcément. Cela dépend de votre cycle habituel et de l'aspect du sang. En cas de doute, demandez à un savant avec vos dates.
Un saignement qui tombe à la période habituelle de vos règles compte souvent comme règles. Un petit saignement hors de cette période est souvent traité comme un saignement irrégulier (istiḥâḍa). Dans ce cas, vous faites l'ablution pour chaque prière et vous pouvez faire le tawâf. Notez vos dates avant le voyage, cela aide beaucoup. Demandez aussi l'avis de votre médecin.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les écoles diffèrent sur la manière de compter (habitude, couleur, durée minimale).
En bref
Oui, la grossesse n'empêche pas la ʿOmra. Mais si un médecin de confiance juge le voyage risqué pour vous ou le bébé, reportez-le.
Asmâʾ bint ʿUmays a accompli le pèlerinage enceinte, près du terme, et a accouché au miqât. Évitez les heures de forte affluence. Vous pouvez faire le tawâf (tours autour de la Kaʿba) et le saʿy (marche entre Ṣafâ et Marwa) en fauteuil roulant. Vérifiez aussi les règles de votre compagnie aérienne selon le mois de grossesse.
Sources
En bref
Oui. Dès que les lochies (saignement après l'accouchement) s'arrêtent, même avant 40 jours, vous faites le ghusl (grand lavage) et vous êtes pure. Demandez l'avis de votre médecin pour le voyage.
La majorité des savants, dont les quatre imams, disent qu'il n'y a pas de durée minimale pour les lochies. Ibn Bâz et Ibn ʿUthaymîn le confirment, y compris pour le tawâf (tours autour de la Kaʿba). Si le saignement reprend avant 40 jours, il reprend le statut des lochies. Le maximum est de 40 jours selon la majorité.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les malikites et les chafiʿites fixent le maximum à 60 jours.
En bref
Oui, l'allaitement n'empêche rien. Le lait maternel est pur et n'annule pas l'ablution.
Vous pouvez allaiter ou tirer votre lait en ihram (état de sacralisation). Prévoyez des coussinets et des pauses entre le tawâf et le saʿy. Buvez beaucoup d'eau : Zamzam est disponible partout. Si vous prenez un traitement pour retarder les règles, dites à votre médecin que vous allaitez. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Sources
En bref
Administrativement, oui : une femme de 18 ans avec un passeport valide peut venir seule, sans mahram (proche que la femme ne peut épouser). Religieusement, les écoles divergent, mais votre ʿOmra reste valable dans tous les cas.
Règle saoudienne : la ʿOmra sans mahram est ouverte depuis octobre 2019. Le ministre du Hajj l'a confirmé pour le Hajj et la ʿOmra en octobre 2022, puis le ministère l'a réaffirmé en 2024. Les femmes de 18 ans et plus obtiennent le visa et le permis Nusuk seules ou en groupe (règle vérifiée en octobre 2026, à revérifier dans l'application Nusuk). Votre agence ou votre pays peuvent avoir leurs propres conditions. Avis religieux : le hadith dit qu'une femme ne voyage pas sans mahram. Ibn Bâz exigeait le mahram, même en groupe, tout en disant que le pèlerinage fait sans lui reste valable.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Hanafites et hanbalites : mahram exigé pour tout voyage de pèlerinage. Chafiʿites : un groupe de femmes de confiance suffit pour la ʿOmra obligatoire, c'est-à-dire la première. Malikites : l'exception de la « compagnie sûre » vaut pour le Hajj obligatoire ; la ʿOmra étant une sunna dans cette école, l'avis connu demande le mahram (à confirmer auprès d'un savant malikite). Des avis contemporains (Dar al-Iftâʾ d'Égypte) permettent le voyage si la sécurité est assurée.
Sources
En bref
Non, c'est une ancienne règle. Aujourd'hui, une femme peut venir seule en Arabie saoudite pour la ʿOmra : il suffit d'avoir 18 ans et un passeport valide.
Avant les réformes, les femmes de 45 ans et plus pouvaient venir sans mahram avec un groupe organisé. Cette condition d'âge a été supprimée (annonce d'octobre 2019, réaffirmée en 2024). Certaines agences ou certains pays d'origine l'appliquent encore pour leurs groupes. Demandez à votre agence ses conditions (règle vérifiée en octobre 2026, à revérifier dans l'application Nusuk). Pour l'avis religieux, voir la question sur le mahram.
En bref
Pour l'Arabie saoudite, oui. Religieusement, cela dépend de l'école : l'exception du groupe de femmes de confiance est surtout admise pour le pèlerinage obligatoire.
Chez les chafiʿites, un groupe de femmes de confiance suffit pour la ʿOmra obligatoire, c'est-à-dire la première. Chez les malikites, cette exception vaut pour le Hajj obligatoire ; pour la ʿOmra, qui est une sunna, l'avis connu demande le mahram (proche que la femme ne peut épouser). Hanafites et hanbalites demandent le mahram. Votre ʿOmra reste valable dans tous les cas. Côté pratique : choisissez une agence sérieuse et un groupe encadré, et ne vous séparez pas du groupe la nuit.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Voir la question sur le mahram. Des avis contemporains (Dar al-Iftâʾ d'Égypte) permettent le voyage si la sécurité est assurée.
En bref
Oui, c'est permis et parfois plus sage. Emmener l'enfant n'est pas une obligation.
Une réponse publiée sur IslamQA.org conseille, si porter l'enfant gêne le tawâf (tours autour de la Kaʿba) et le saʿy, de le confier un moment à un proche de confiance. Vous pouvez aussi faire la ʿOmra à tour de rôle entre parents. Ne laissez jamais un enfant seul dans la chambre.
En bref
La ʿOmra n'est demandée qu'à celui qui en a la capacité. Si votre état ne le permet pas, vous n'êtes pas en faute.
Si vous pouvez partir, organisez votre dialyse sur place avant le voyage, avec des rendez-vous pris à l'avance. Si l'incapacité est durable, un proche peut faire la ʿOmra pour vous (voir la question sur la ʿOmra pour un proche malade). Demandez l'avis de votre médecin. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
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Si elle est en bonne santé, a les moyens et peut avoir un accompagnateur, elle la fait elle-même. Sinon, ce n'est pas exigé d'elle.
Islamweb, citant an-Nawawî, lie l'obligation à la possibilité d'avoir un guide. Dans la mosquée, l'accompagnateur la guide pendant le tawâf (tours autour de la Kaʿba) et le saʿy. Des services adaptés existent : voir https://visitearabie.com/mobilite/
En bref
Les savants divergent. Pour les chafiʿites et les hanbalites, elle est obligatoire une fois dans la vie pour qui en a les moyens. Pour les malikites et les hanafites, c'est une sunna (pratique) fortement recommandée.
Les premiers s'appuient sur le verset « Accomplissez pour Allah le Hajj et la ʿOmra » (Coran 2:196). Les seconds citent un hadith d'at-Tirmidhî, jugé faible par plusieurs savants. Ibn Taymiyya penchait pour la sunna. Dans tous les cas, elle a une grande valeur.
Les savants ne sont pas tous d’accord
La divergence est donnée dans la réponse. L'avis malikite (sunna) est celui de la majorité des musulmans du Maghreb.
Sources
En bref
Oui, si vous pouvez rembourser chaque échéance à temps et que le voyage ne prive pas votre famille. Sinon, le remboursement passe avant.
Si une dette arrive à échéance et que le voyage vous empêche de payer, la ʿOmra ne vous est pas demandée. Si le créancier accepte d'attendre, ou si vous avez le temps de rembourser, il n'y a pas de mal. Des savants hanafites conseillent de demander l'accord du créancier.
Sources
En bref
Non. Le prêt à intérêt (riba) est un grand péché. Faites la ʿOmra avec de l'argent licite.
Si c'est déjà fait, repentez-vous et remboursez le crédit au plus vite. Beaucoup de savants jugent valable une ʿOmra financée ainsi, car les rites sont accomplis. Mais sa récompense et sa bénédiction sont menacées : « Allah est Bon et n'accepte que ce qui est bon » (Muslim). Mieux vaut attendre d'avoir économisé. Partir avec une dette ordinaire est permis, si le voyage ne retarde pas le remboursement.
Les savants ne sont pas tous d’accord
La divergence porte sur l'acceptation de la ʿOmra, pas sur l'interdiction du riba. Askimam (hanafite) juge interdit d'emprunter pour la ʿOmra et conseille de reporter.
Sources
En bref
Pour une ʿOmra surérogatoire, tenez compte de leur refus et cherchez à les convaincre avec douceur. Ils ne peuvent pas empêcher une ʿOmra obligatoire.
Selon un avis hanbalite, les parents peuvent empêcher un enfant adulte d'une ʿOmra volontaire. Mais ils ne peuvent pas lui faire quitter l'ihram (état de sacralisation) une fois entré. Islamweb conseille de chercher leur accord et d'éviter de les contrarier. Comprenez leur crainte (santé, coût, sécurité) et rassurez-les.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Une fatwa de Deoband dit que leur permission n'est pas obligatoire, mais que leur accord est meilleur.
En bref
Pour une ʿOmra surérogatoire, la permission du mari est nécessaire. Pour la ʿOmra obligatoire, la majorité dit qu'il ne peut pas l'en empêcher.
Ce point vaut pour les écoles qui jugent la ʿOmra obligatoire. Dar al-Iftâʾ de Jordanie (chafiʿite) dit qu'elle commet une faute si elle part sans permission. Islamweb rappelle l'avis majoritaire pour le pèlerinage obligatoire. Le dialogue reste la meilleure voie. La question du mahram (proche que la femme ne peut épouser) est traitée à part.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Chez les chafiʿites, le mari peut retenir son épouse même pour le pèlerinage obligatoire. Pour les malikites, la ʿOmra est une sunna : la permission du mari est donc nécessaire.
Sources
En bref
S'il n'a pas la raison, il n'est pas responsable : la ʿOmra ne lui est pas demandée. L'emmener reste permis et source de bien.
La plume est levée pour celui qui n'a pas la raison (hadith d'Abû Dâwûd). Le traiter comme un jeune enfant, avec une intention formée par le tuteur, est une déduction. Islamweb a traité le cas d'une ʿOmra au nom d'une malade psychiatrique incapable. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Sources
En bref
Oui. Plusieurs types de visa permettent la ʿOmra, mais il faut en plus un permis ʿOmra réservé dans l'application Nusuk.
Le visa et le permis sont deux choses différentes. Visa de tourisme : visitsaudi.com/fr. Permis ʿOmra : Nusuk.sa. Sans permis Nusuk confirmé, l'accès au Masjid al-Ḥarâm pour la ʿOmra peut être refusé. Un seul permis peut être actif à la fois. La saison 1448 annoncée court du 1er juin 2026 à début avril 2027 (règle vérifiée en octobre 2026, à revérifier dans l'application Nusuk).
En bref
Oui, grâce au visa d'escale de 96 heures lié aux vols Saudia et flynas.
Ce visa électronique permet d'entrer 4 jours pour faire la ʿOmra, visiter Médine ou faire du tourisme. Il faut réserver le créneau ʿOmra sur Nusuk. Avec une autre compagnie, il faut un visa de transit classique. Si vous comptez faire la ʿOmra, entrez en ihram (état de sacralisation) au miqât, dans l'avion, avant d'atterrir à Djeddah. (Règle vérifiée en novembre 2025, à revérifier dans l'application Nusuk.)
Sources
En bref
Oui. Votre ʿOmra et vos prières sont valables. Le tatouage n'empêche pas l'eau d'atteindre la peau.
Le tatouage est interdit, mais celui qui s'en repent n'est pas obligé de l'enlever si cela lui fait du mal. Le repentir suffit. Le tatouage ne doit pas vous empêcher d'aller à La Mecque. S'il est visible avec l'ihram (état de sacralisation), vous pouvez le couvrir d'un pansement discret, sauf sur la tête pour l'homme.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Certains muftis demandent de l'enlever si c'est possible sans blessure grave.
Sources
En bref
Oui. Aucune durée minimale d'islam n'est exigée pour faire la ʿOmra.
La ʿOmra est valable dès que vous êtes musulman. Apprenez simplement les étapes de base avant de partir. La circoncision n'est pas une condition de validité du pèlerinage. Côté administratif, certains pays demandent un certificat de conversion : renseignez-vous auprès de la mosquée qui vous a accueilli. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
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Où et quand entrer en ihram, quelle tenue porter et quelles paroles dire. 45 questions
En bref
Le miqât (limite où l'on entre en ihram) a été fixé par le Prophète ﷺ. Si vous voulez faire la ʿOmra, vous ne devez pas le dépasser sans être en ihram (état de sacralisation).
Le Prophète ﷺ a fixé Dhû l-Hulayfa pour Médine et al-Juhfa pour le Shâm. Al-Juhfa vaut aussi pour ceux qui viennent du nord-ouest, dont l'Europe et le Maghreb. Qarn al-Manâzil est pour le Najd, Yalamlam pour le Yémen. Dhât ʿIrq a été fixé ensuite pour l'Irak. Ces lieux valent pour leurs habitants et pour tous ceux qui y passent avec l'intention de la ʿOmra. La règle vaut par la route, la mer ou les airs.
En bref
Votre miqât (limite où l'on entre en ihram) est le point du trajet aligné sur al-Juhfa, près de Rabigh. Formulez l'intention quand l'avion arrive à sa hauteur, ou un peu avant par précaution.
Djeddah se trouve à l'intérieur des miqâts. Vous devez donc être en ihram (état de sacralisation) quand l'avion passe le miqât. L'équipage l'annonce en général ; sinon, demandez-le. L'avion va très vite : formulez l'intention un peu avant l'annonce du miqât. Si vous craignez de vous endormir, faites-le une demi-heure avant. L'ihram pris depuis Rabigh, juste avant al-Juhfa, est valide.
En bref
Oui. Vous pouvez faire le ghusl (grand lavage) et mettre la tenue chez vous ou à l'aéroport. L'intention, elle, se fait à l'approche du miqât (limite où l'on entre en ihram).
Porter la tenue ne vous fait pas encore entrer en ihram (état de sacralisation). C'est l'intention, au miqât, qui fait entrer en ihram. Tant qu'elle n'est pas formulée, aucun interdit ne s'applique. C'est la solution la plus simple, car les toilettes de l'avion sont étroites. Vous pouvez aussi garder la tenue en cabine et vous changer pendant le vol, avant le miqât.
En bref
Oui, l'ihram (état de sacralisation) pris avant le miqât (limite où l'on entre en ihram) est valide. Mais la sunna est de le prendre au miqât.
Si vous formulez l'intention à Paris, vous êtes en ihram pendant tout le vol, avec tous les interdits. C'est valide. Mais le Prophète ﷺ a pris l'ihram au miqât. Le conseil : mettez la tenue avant le départ et formulez l'intention à l'approche du miqât.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les malikites jugent makrûh (déconseillé) de prendre l'ihram avant le miqât. Les hanafites le jugent meilleur si l'on est sûr de respecter les interdits. Dar al-Iftâʾ d'Égypte le dit valide à l'unanimité.
Sources
En bref
Retournez à un miqât (limite où l'on entre en ihram) après l'atterrissage et prenez-y l'ihram : vous ne devez alors rien. Sinon, un dam (sacrifice d'un mouton) est dû.
Ibn ʿUthaymîn permet de retourner au miqât en voiture. Depuis Djeddah, beaucoup de pèlerins y vont en taxi. Si vous y prenez l'ihram (état de sacralisation), il n'y a ni sacrifice ni péché. Si vous prenez l'ihram à Djeddah sans y retourner, votre ʿOmra est valide. Mais vous devez un mouton égorgé à La Mecque et donné aux pauvres. L'aéroport ne remplace pas le miqât fixé par le Prophète ﷺ. Le sommeil n'annule pas ce sacrifice : prenez donc l'ihram un peu en avance. Ne dépassez jamais le miqât exprès en comptant sur le sacrifice.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites disent aussi que le retour au miqât fait tomber le sacrifice. Un avis contemporain minoritaire permet aux voyageurs en avion de prendre l'ihram à Djeddah, sans sacrifice. La majorité ne le retient pas.
Sources
En bref
Le dam (sacrifice d'un mouton) se fait dans le territoire sacré (Ḥaram) de La Mecque. Sa viande va aux pauvres et vous n'en mangez pas.
Vous pouvez acheter un coupon de sacrifice auprès d'un organisme officiel à La Mecque. Il égorge et distribue pour vous. Gardez votre reçu. Si vous ne trouvez vraiment pas de mouton, des savants mentionnent un jeûne de dix jours par analogie. À confirmer auprès d'un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
La majorité exige que ce sacrifice, dû pour un devoir manqué, soit égorgé à La Mecque. C'est un cas différent de la fidya (compensation) pour un interdit commis, que certains permettent sur le lieu de l'interdit.
En bref
Non. Si votre programme est d'aller d'abord à Médine, vous prendrez l'ihram (état de sacralisation) à Dhû l-Hulayfa, en partant de Médine vers La Mecque.
Médine est en dehors des miqâts (limites où l'on entre en ihram). Le miqât des gens qui partent de Médine est Dhû l-Hulayfa (mosquée de Abyâr ʿAlî). Une fatwa traite ce cas précis : arriver à Djeddah, aller à Médine, puis prendre l'ihram à Dhû l-Hulayfa. Elle répond qu'il n'y a pas de mal, car l'intention de ʿOmra part de Médine.
En bref
Si la ʿOmra était décidée en partant, prenez l'ihram (état de sacralisation) au miqât, dans l'avion. Si la décision vient après l'arrivée, prenez l'ihram depuis Djeddah.
Le hadith dit : « Celui qui est en deçà des miqâts prend l'ihram depuis l'endroit où il se trouve. » Ce qui compte, c'est votre intention en franchissant le miqât (limite où l'on entre en ihram). Rester trois jours à Djeddah ne permet pas de repousser l'ihram si la ʿOmra était déjà décidée.
En bref
Sur le dernier vol, celui qui va à Djeddah, avant de franchir le miqât (limite où l'on entre en ihram). Profitez de l'escale pour mettre la tenue.
Le miqât à respecter est celui que croise votre avion. Depuis Riyad, Doha ou Dubaï, c'est en général Qarn al-Manâzil ou Dhât ʿIrq. Depuis Le Caire ou Istanbul, c'est en général al-Juhfa. Faites le ghusl (grand lavage) et mettez la tenue dans la salle de prière de l'aéroport d'escale. Formulez l'intention quand l'équipage annonce le miqât.
En bref
L'intention est dans le cœur. Annoncez ensuite le rite en disant : « Labbayka Allâhumma ʿumratan » (لَبَّيْكَ اللَّهُمَّ عُمْرَةً), ou « Labbayka ʿumratan ».
Le Prophète ﷺ a dit : « Les actes ne valent que par les intentions. » Dire « Nawaytu… » n'est pas rapporté du Prophète ﷺ pour l'ihram (état de sacralisation). Ce qui est rapporté, c'est d'annoncer le rite dans la talbiya (formule « Labbayk… »). Si vous craignez un empêchement, vous pouvez ajouter la condition (voir la question sur l'ishtirâṭ).
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les écoles divergent sur le rôle de la talbiya (voir la question sur l'intention sans talbiya).
En bref
Pour la majorité, vous êtes bien en ihram (état de sacralisation) : l'intention suffit. Dites la talbiya (formule « Labbayk… ») dès que vous vous en souvenez.
Pour les chafiʿites et les hanbalites, la talbiya est une sunna. Son oubli n'annule rien. En revanche, mettre les vêtements sans aucune intention ne fait pas entrer en ihram.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Pour les malikites, la talbiya est wâjib (obligatoire) : l'abandonner entièrement impose un sacrifice selon l'avis connu de l'école. Pour les hanafites, l'ihram n'est conclu qu'avec l'intention et la talbiya (ou une invocation équivalente).
En bref
Ce qui compte, c'est l'intention de votre cœur. Si vous vouliez la ʿOmra et que votre langue a fourché, vous êtes en ihram (état de sacralisation) de ʿOmra.
La base est le hadith « Les actes ne valent que par les intentions ». ʿAtâʾ, parmi les tâbiʿûn (génération après les Compagnons), disait que celui qui part pour la ʿOmra mais prononce la talbiya du Hajj n'est pas tenu au Hajj. Corrigez simplement votre talbiya (formule « Labbayk… ») et continuez. Si vous aviez vraiment l'intention du Hajj dans le cœur, demandez à un savant.
En bref
La talbiya (formule d'entrée en ihram) : « Labbayka Allâhumma labbayk, labbayka lâ sharîka laka labbayk, inna l-hamda wa n-niʿmata laka wa l-mulk, lâ sharîka lak. » Pour la ʿOmra, la majorité la répète jusqu'au début du tawâf (tours autour de la Kaʿba).
C'est la formule rapportée d'Ibn ʿUmar dans al-Bukhârî. Répétez-la souvent : en montant, en descendant, après les prières, en croisant des gens. La majorité l'arrête en arrivant à la Pierre noire, au début du tawâf, d'après un hadith d'Ibn ʿAbbâs. Ensuite, on passe au dhikr (rappel d'Allah) et aux invocations libres.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Chez les malikites, celui qui vient d'un miqât arrête la talbiya en entrant dans le territoire sacré (Ḥaram). Celui qui part de Tanʿîm ou de Jiʿrâna l'arrête en voyant la Kaʿba (Muwattaʾ). Un autre avis malikite la fait cesser à l'entrée à La Mecque ou au début du tawâf.
Sources
En bref
Oui, c'est la sunna pour les hommes. Élevez la voix sans crier au point de vous fatiguer ou de gêner.
Jibrîl a ordonné au Prophète ﷺ de demander à ses Compagnons d'élever la voix dans la talbiya (formule « Labbayk… »). Dans l'avion, une voix normale suffit, pour ne pas gêner les autres passagers.
Sources
En bref
Non. La femme dit la talbiya (formule « Labbayk… ») à voix basse, assez pour s'entendre. Seule, entre femmes ou avec ses mahrams, elle peut l'élever un peu.
Dar al-Iftâʾ de Jordanie explique que baisser la voix est recommandé pour la femme. L'imam Mâlik rapporte que les femmes n'ont pas à élever la voix pour la talbiya. Devant des hommes étrangers, baissez la voix. Le mahram est le proche que la femme ne peut pas épouser.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les chafiʿites jugent la voix haute devant des hommes étrangers déconseillée, pas interdite.
En bref
L'ishtirâṭ (condition) consiste à dire en entrant en ihram : « Allâhumma maḥillî ḥaythu ḥabastanî » (« Ô Allah, je sors de l'ihram là où Tu m'arrêtes »). Elle n'est pas obligatoire, mais utile si vous craignez un empêchement.
Le Prophète ﷺ l'a conseillée à Ḍubâʿa bint az-Zubayr, qui était malade. Avec elle, si un empêchement réel survient, vous sortez de l'ihram (état de sacralisation) sans sacrifice. Elle est utile en cas de maladie, de grossesse, de vol ou de visa incertain. Elle doit être dite au moment d'entrer en ihram. La dire après, par exemple en arrivant à La Mecque, ne compte pas (Ibn Bâz).
Les savants ne sont pas tous d’accord
Ibn ʿUthaymîn la limite à celui qui craint un empêchement. Les chafiʿites et les hanbalites l'admettent. Les hanafites et les malikites ne lui reconnaissent pas d'effet, ou la limitent au cas de Ḍubâʿa.
Sources
En bref
Le ghusl (grand lavage) est une sunna, pas une obligation. Votre ihram (état de sacralisation) est valide sans lui.
Le Prophète ﷺ s'est lavé pour son ihram. Il a aussi ordonné à Asmâʾ bint ʿUmays, qui venait d'accoucher, de se laver et d'entrer en ihram. Faites-le chez vous, à l'hôtel ou à l'aéroport. Il est aussi recommandé de couper les ongles, tailler la moustache et enlever les poils des aisselles et du pubis avant l'ihram.
En bref
Il est recommandé d'entrer en ihram (état de sacralisation) après une prière. Pour la majorité, on prie deux rakʿa (unités de prière) si ce n'est pas une heure interdite.
Le Prophète ﷺ a pris l'ihram après une prière à Dhû l-Hulayfa. Dans l'avion, ce n'est pas faisable : ce n'est pas grave, l'ihram est valide sans cette prière. Si l'heure d'une prière obligatoire est proche, prenez l'ihram juste après elle.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les quatre écoles jugent cette prière sunna. Ibn Taymiyya puis Ibn ʿUthaymîn considèrent qu'il n'existe pas de prière propre à l'ihram. On le prend après une prière obligatoire, ou après une prière surérogatoire faite de toute façon.
Sources
En bref
Un izâr (pagne) autour de la taille et un ridâʾ (pièce de tissu) sur les épaules. Sont interdits : chemise, pantalon, turban, capuche, chaussettes et chaussures qui couvrent le pied.
Ce qui est interdit, ce sont les vêtements taillés à la forme du corps ou d'un membre. Le mot « cousu » prête à confusion : une couture sur une serviette ne pose pas de problème. Le blanc est préférable, mais pas obligatoire. Vous pouvez porter une montre, des lunettes, une bague et une ceinture.
En bref
Des sandales, tongs ou claquettes qui laissent le dessus du pied découvert. Pas de baskets ni de chaussettes, sauf si vous ne trouvez vraiment pas de sandales.
Le Prophète ﷺ a dit que celui qui ne trouve pas de sandales peut porter des khuffs (chaussures montantes en cuir), coupés sous les chevilles. Achetez des sandales confortables avant le départ, ou sur place, c'est facile à La Mecque. Chaussettes ou baskets portées exprès sans besoin : la fidya (compensation) est due. La femme, elle, peut porter des chaussures fermées et des chaussettes.
Les savants ne sont pas tous d’accord
La partie exacte du pied à laisser découverte varie entre les écoles. Les hanbalites (avis connu) permettent les chaussures sans les couper si l'on ne trouve pas de sandales.
En bref
Oui. Vous pouvez la laver ou la remplacer par une autre tenue conforme à l'ihram (état de sacralisation).
Ibn ʿUthaymîn : « Il est permis au pèlerin et à la pèlerine de changer leurs habits, pourvu que les habits de remplacement soient conformes. » Prévoyez une deuxième tenue dans le bagage. Utilisez une lessive sans parfum si possible.
En bref
Faites le ghusl (grand lavage) et mettez la tenue à l'hôtel. L'intention se formule à Dhû l-Hulayfa (mosquée de Abyâr ʿAlî), le miqât (limite où l'on entre en ihram) de Médine.
Dhû l-Hulayfa est le miqât fixé par le Prophète ﷺ pour Médine. C'est là qu'il a prié et pris l'ihram (état de sacralisation). En car, demandez au chauffeur de s'arrêter à la mosquée du miqât ou de vous prévenir. S'il ne s'arrête pas, formulez l'intention au passage. Le train Haramain ne s'arrête pas au miqât : formulez l'intention avant ou pendant le passage. Entrer en ihram avant le miqât est valable.
Sources
En bref
Depuis Djeddah même, depuis chez vous. N'allez pas à La Mecque sans ihram (état de sacralisation) pour le prendre à Tanʿîm (mosquée de ʿÂʾisha).
Djeddah est à l'intérieur des miqâts (limites où l'on entre en ihram). Ses habitants prennent l'ihram là où ils habitent. Une fatwa traite le cas d'un couple de Djeddah qui l'a pris à Tanʿîm. Il leur est demandé un sacrifice, un mouton par personne, égorgé à La Mecque pour les pauvres.
En bref
Oui. Se parfumer le corps avant l'intention est une sunna, et l'odeur qui reste ensuite n'a aucune conséquence.
ʿÂʾisha parfumait le Prophète ﷺ avant son ihram (état de sacralisation). On voyait encore l'éclat du musc dans ses cheveux une fois en ihram. Ce qui est interdit, c'est de remettre du parfum après l'intention. Les épouses du Prophète ﷺ mettaient aussi du musc avant l'ihram. La femme évite toutefois un parfum que des hommes étrangers sentiraient. Pour le vêtement d'ihram, voir la question suivante.
Les savants ne sont pas tous d’accord
L'imam Mâlik jugeait makrûh (déconseillé) de garder un parfum dont l'odeur persiste après l'intention.
Sources
En bref
Non, évitez-le. La sunna est de parfumer le corps, pas le vêtement d'ihram (état de sacralisation).
La majorité des savants interdit de mettre du parfum sur le tissu de l'ihram. Si vous l'avez fait, lavez le tissu ou changez-le avant l'intention. Après l'intention, ne lavez pas vos serviettes avec un adoucissant parfumé.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Certains chafiʿites tolèrent le parfum mis sur le tissu avant l'intention, sans le remettre ensuite.
Sources
En bref
Non. L'homme ne porte aucun vêtement taillé à la forme du corps : chemise, pantalon, caleçon, short, t-shirt ou sous-vêtement.
Le Prophète ﷺ a interdit au muhrim (personne en ihram) la chemise, le turban, le pantalon, le burnous et les chaussures fermées. Les savants y rattachent le slip et le caleçon. Pour que l'izâr (pièce du bas) tienne, serrez-le avec une ceinture. Gardé par oubli, enlevez-le dès que vous vous en souvenez (voir la question sur l'oubli). Fait exprès, la fidya (compensation) est due.
Les savants ne sont pas tous d’accord
La majorité interdit le caleçon, assimilé au pantalon ; quelques savants l'ont permis. Pour le vêtement gardé par oubli, les hanafites et les malikites peuvent demander une compensation (voir la question sur l'oubli).
En bref
Non. « Cousu » (makhîṭ) désigne un vêtement taillé à la forme du corps, comme une chemise ou un pantalon, pas tout objet qui a une couture.
Une ceinture, des sandales, une montre ou un sac ne sont pas des vêtements, même avec des coutures. Une serviette d'ihram raccommodée reste valable. À l'inverse, un t-shirt tricoté sans couture reste interdit, car il épouse la forme du corps.
En bref
Oui, tout cela est permis.
Ibn ʿAbbâs permettait au muhrim (personne en ihram) de porter une bague et une ceinture-pochette pour son argent. Montre et lunettes ne sont pas des vêtements. Une ceinture ou une banane peut tenir l'izâr (pièce du bas) et garder vos papiers. Une sacoche en bandoulière ou un petit sac à dos est permis. Évitez seulement ce qui ressemble à un vêtement ajusté, comme un gilet.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Certains savants préfèrent éviter les épingles qui transforment le ridâʾ (pièce du haut) en vêtement.
Sources
En bref
Oui. Les règles (ou les lochies) n'empêchent pas d'entrer en ihram (état de sacralisation). Vous formulez l'intention au miqât (limite où l'on entre en ihram) comme les autres.
Asmâʾ bint ʿUmays venait d'accoucher à Dhû l-Hulayfa. Le Prophète ﷺ lui a dit de faire le ghusl (grand lavage), de se protéger et d'entrer en ihram. Ce ghusl est donc recommandé même pendant les règles, pour la propreté. Vous ne faites pas de prière d'ihram : l'intention et la talbiya (formule « Labbayk… ») suffisent. Le Prophète ﷺ a dit à ʿÂʾisha : « Fais tout ce que fait le pèlerin, sauf le tawâf autour de la Maison jusqu'à ce que tu sois pure. » Ne dépassez donc pas le miqât sans ihram à cause des règles.
En bref
Non. Si vous avez l'intention de faire la ʿOmra, vous entrez en ihram (état de sacralisation) au miqât (limite où l'on entre en ihram), même avec vos règles.
Ibn ʿUthaymîn explique que dépasser le miqât sans ihram n'est pas permis. Il rappelle que l'ihram est valable pendant les règles. Si c'est déjà fait, le plus sûr est de retourner au miqât pour y entrer en ihram. Sinon, la majorité des savants demande un dam (sacrifice d'un mouton) à La Mecque. Demandez conseil avant d'agir.
Les savants ne sont pas tous d’accord
L'école hanafite impose aussi le dam si la femme ne revient pas au miqât.
En bref
Rien de spécial à Médine : vous n'êtes pas encore en ihram (état de sacralisation). Vous le prendrez en partant de Médine, au miqât de Dhû l-Hulayfa (Abyâr ʿAlî).
À Médine, vous ne priez pas et vous ne séjournez pas dans la mosquée pendant vos règles. Le jour du départ vers La Mecque, vous entrez en ihram au miqât (limite où l'on entre en ihram), même si les règles continuent. À La Mecque, vous attendez d'être pure pour le tawâf (tours autour de la Kaʿba). À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Lien vers cette questionEn bref
Oui, c'est une sunna pour celle qui craint un vrai empêchement. Vous dites : « Allâhumma maḥillî ḥaythu ḥabastanî » (ô Allah, je sortirai de l'ihram là où Tu m'auras retenue).
Le Prophète ﷺ a conseillé cette condition à Ḍubâʿa bint az-Zubayr, qui était malade. Si l'empêchement survient, vous sortez de l'ihram (état de sacralisation) sans sacrifice. Les règles en elles-mêmes ne sont pas un empêchement au sens strict, car on peut attendre. La condition sert surtout si vous risquez vraiment de ne pas pouvoir terminer. Voir aussi la question générale sur la condition. À confirmer auprès d'un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites et les malikites ne retiennent pas l'effet de cette condition.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Sources
En bref
Le blanc n'est pas obligatoire. Vous portez vos vêtements habituels, amples et couvrants, de la couleur de votre choix, sans parfum.
Les deux pièces blanches de l'ihram (état de sacralisation) concernent les hommes. Ibn ʿUthaymîn : « Il n'y a pas d'habit spécial pour la femme. Elle peut porter ce qu'elle veut, sauf les gants et le niqâb. » Vos vêtements ordinaires, les chaussures fermées et les chaussettes sont permis. Gardez le voile sur les cheveux et évitez les vêtements de parure voyants. Seuls le niqâb (voile taillé pour le visage) et les gants sont interdits. Vous pouvez changer de vêtements et les laver autant que vous voulez.
Sources
En bref
Oui, le niqâb (voile taillé pour le visage) est interdit en ihram. Mais vous pouvez rabattre votre voile de tête sur le visage devant des hommes étrangers.
Le Prophète ﷺ a dit : « La femme en ihram ne porte ni niqâb ni gants. » ʿÂʾisha raconte que les femmes rabattaient leur voile sur le visage quand des cavaliers passaient, puis le relevaient. Ce qui est interdit, c'est le vêtement taillé pour le visage, pas le fait de se couvrir. Un voile transparent porté comme un niqâb est aussi interdit. Si vous avez porté le niqâb par oubli ou ignorance, il n'y a pas de péché : enlevez-le dès que vous savez.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Sur la compensation quand le voile rabattu touche le visage, voir la question suivante.
En bref
Selon Ibn ʿUthaymîn et les hanbalites, il n'y a pas de mal si le voile rabattu touche le visage. D'autres écoles préfèrent qu'il ne le touche pas, par exemple grâce à une visière.
Ce qui compte, c'est de ne pas porter un vêtement taillé pour le visage comme le niqâb (voile taillé pour le visage). Beaucoup de femmes portent une petite casquette ou une visière sous le voile pour l'écarter du visage. Les deux pratiques sont suivies par des savants reconnus.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites demandent que le tissu ne touche pas le visage, et prévoient une compensation s'il le couvre longtemps. Les malikites ne demandent rien si le voile pend librement sans être attaché. L'avis chafiʿite retenu demande une compensation s'il touche le visage.
Sources
En bref
Oui pour les chaussettes et toutes les chaussures. Les bijoux sont permis, mais mieux vaut les cacher ou les réduire. Les gants sont interdits selon la majorité.
L'interdiction des chaussettes et des chaussures fermées concerne les hommes, comme le précise Ibn ʿUthaymîn. L'interdiction des gants est dans le même hadith que celle du niqâb (voile taillé pour le visage). Couvrez vos mains avec vos manches ou votre voile. Des gants gardés par oubli : enlevez-les dès que vous vous en souvenez. Un gant médical en cas de nécessité est traité par une fatwa dédiée.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les gants sont interdits selon la majorité (malikites, chafiʿites, hanbalites), d'après le hadith. L'école hanafite ne les interdit pas à la femme, mais les déconseille (à confirmer auprès d'un savant hanafite).
Sources
En bref
Oui. La ʿOmra (visite pieuse de La Mecque) d'un enfant est valable. Il en reçoit la récompense, et le parent qui l'aide aussi.
Une femme a soulevé un enfant vers le Prophète ﷺ et a demandé : « Celui-ci a-t-il un pèlerinage ? » Il a répondu : « Oui, et toi tu as une récompense » (Muslim). La majorité des savants, dont Mâlik, ash-Shâfiʿî et Aḥmad, la jugent valable. Elle compte comme une ʿOmra surérogatoire. Le garçon porte la tenue d'ihram (état de sacralisation). La fille garde ses vêtements habituels, sans niqâb ni gants.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Pour les hanafites, l'ihram de l'enfant ne l'engage pas : il n'est pas tenu de finir, et ses erreurs n'entraînent rien.
En bref
Non. Elle est récompensée, mais elle ne remplace pas la ʿOmra (ou le Hajj) obligatoire après la puberté.
L'enfant n'est pas encore responsable : « la plume est levée » pour lui. Une fois pubère, si la ʿOmra est obligatoire pour lui et qu'il en a les moyens, il devra la refaire. An-Nawawî rapporte que c'est l'avis de la quasi-totalité des savants.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Pour les malikites et les hanafites, la ʿOmra elle-même est une sunna (pratique recommandée) et non une obligation : voir la question sur l'obligation de la ʿOmra.
Sources
En bref
Oui. Dès la puberté, il est responsable. Sa ʿOmra compte pleinement et il respecte lui-même tous les interdits de l'ihram (état de sacralisation).
La distinction se fait par la puberté, pas par l'âge du passeport. Un adolescent pubère qui commet exprès un interdit doit la fidya (compensation), comme un adulte. S'il abandonne sa ʿOmra sans excuse, la règle des adultes s'applique. Expliquez-lui les règles avant le miqât (limite où l'on entre en ihram). À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Lien vers cette questionEn bref
Le parent habille l'enfant en tenue d'ihram (état de sacralisation). Puis il forme l'intention que cet enfant entre en ʿOmra.
Ibn ʿUthaymîn précise : on ne dit pas « j'entre en ihram à sa place ». On forme l'intention que l'enfant lui-même entre en ihram. Cela concerne l'enfant qui ne discerne pas, en général avant 7 ans. L'enfant qui discerne formule lui-même son intention, avec l'aide du parent. Le parent doit déjà être en ihram, ou y entrer en même temps.
En bref
Oui. La couche est un besoin de propreté. L'enfant non responsable ne doit rien s'il porte un vêtement normalement interdit en ihram (état de sacralisation).
Pour le petit garçon, évitez autant que possible les habits taillés à la forme du corps : une tenue d'ihram simple suffit. La couche protège la mosquée de l'impureté, ce qui est un objectif demandé. Les fatwas indiquent qu'un enfant qui commet un interdit par ignorance ne doit rien. À confirmer auprès d'un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Certains hanafites estiment que le tuteur doit une compensation s'il habille lui-même l'enfant d'un vêtement interdit.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Lien vers cette questionEn bref
L'intention se fait dans le cœur et elle suffit. La talbiya (formule « Labbayk Allâhumma labbayk ») prononcée est demandée à celui qui le peut.
Allah n'impose pas ce qui dépasse la capacité (Coran 2:286). La personne sourde suit son accompagnateur pour compter les tours : compteur, doigts ou application. Elle peut invoquer dans son cœur ou en langue des signes. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Sources
En bref
Non, selon l'avis le plus répandu. L'ihram (état de sacralisation) est obligatoire seulement pour celui qui veut faire le Hajj ou la ʿOmra.
Celui qui passe le miqât (limite où l'on entre en ihram) sans intention de Hajj ou de ʿOmra ne doit rien, selon Ibn ʿUthaymîn. Si l'envie de faire la ʿOmra vient ensuite, il sort du territoire sacré (Ḥaram), à at-Tanʿîm par exemple, pour entrer en ihram.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites demandent l'ihram à toute personne qui entre à La Mecque en venant de l'extérieur des miqâts.
Sources
En bref
Oui. Vous pouvez laver votre vêtement d'ihram (état de sacralisation) ou le remplacer par un autre, pour n'importe quelle raison.
Changer de vêtements d'ihram ne fait pas sortir de l'ihram. Les interdits restent les mêmes. S'il est taché d'une impureté (sang, urine), changez-le avant le tawâf (tours autour de la Kaʿba). S'il est volé, procurez-vous vite un autre pagne (izâr).
En bref
Dites la talbiya (formule « Labbayk Allâhumma labbayk ») en arabe, du mieux que vous pouvez. Les invocations du tawâf et du saʿy peuvent être faites en français.
Il n'existe pas d'invocation obligatoire pour chaque tour du tawâf (tours autour de la Kaʿba). Vous pouvez demander à Allah ce que vous voulez, dans votre langue. Apprenez la talbiya avant le départ. Les formules prescrites se disent en arabe si on le peut ; sinon on les apprend peu à peu. Ne prenez pas les « livrets d'invocations par tour » comme une obligation.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les chafiʿites limitent les formules non arabes aux invocations libres.
Étape 3 sur 11
Ce qui est interdit en ihram, et quoi faire en cas d'oubli ou d'erreur. 43 questions
En bref
Une protection posée (compresse, mouchoir, sachet) est permise sans rien devoir. Une couche-culotte ressemble à un sous-vêtement : elle est permise par nécessité.
Ibn ʿUthaymîn a permis d'envelopper le sexe dans un sachet pour éviter les fuites : ce n'est pas un interdit de l'ihram (état de sacralisation). La couche-culotte, elle, ressemble au slip. Si vous en avez vraiment besoin, portez-la. Demandez à un savant si une fidya (compensation) est due dans votre cas. La fidya, c'est jeûner 3 jours, nourrir 6 pauvres ou égorger un mouton. Pour la femme, la question ne se pose pas : elle porte ses vêtements normaux.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites demandent la fidya pour la couche-culotte. D'autres muftis (Deoband) la permettent sans parler de fidya.
En bref
Votre ʿOmra reste valable et vous n'avez commis aucun péché : tous les savants sont d'accord. Arrêtez l'acte dès que vous vous en rendez compte. Pour la fidya (compensation), les avis divergent selon l'interdit.
Allah dit : « Seigneur, ne nous châtie pas s'il nous arrive d'oublier ou de commettre une erreur » (2:286). Le Prophète ﷺ a dit qu'Allah pardonne l'erreur, l'oubli et la contrainte. Il a demandé à un homme en ihram (état de sacralisation) de laver le parfum de son vêtement, sans lui demander de compensation. Parfum, vêtement ou tête couverte par oubli : rien n'est dû chez les chafiʿites et les hanbalites (avis connu). Cheveux, ongles ou chasse : la compensation est due même par oubli, selon l'avis connu des quatre écoles. Exemple : un déodorant parfumé ou le savon de l'hôtel utilisé sans connaître la règle. Rincez dès que vous savez, puis suivez l'avis de votre école.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Parfum, vêtement, tête couverte : les hanafites demandent une compensation même par oubli ; les malikites la demandent si l'oubli a duré assez longtemps pour en profiter (avis connu de l'école). Cheveux, ongles, chasse : Ibn ʿUthaymîn (et Ibn Ḥazm) ne demandent rien par oubli ; c'est un avis minoritaire. En cas de doute, demandez à un savant de votre école.
Sources
En bref
Pour la plupart des interdits, la fidya (compensation) se fait au choix : jeûner 3 jours, nourrir 6 pauvres, ou sacrifier un mouton.
Cette règle vient du Coran (2:196) et du hadith de Kaʿb ibn ʿUjra. Il avait des poux, et le Prophète ﷺ lui a permis de se raser en lui donnant ce choix. Chaque pauvre reçoit un demi-ṣâʿ (mesure ancienne), soit environ 1,5 kg de nourriture de base. Les trois options ont la même valeur : vous choisissez librement. Le prix d'un mouton à La Mecque varie : renseignez-vous auprès des organismes officiels. Les relations conjugales et la chasse ont des règles différentes.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Pour un acte léger (un ou deux cheveux, un ongle), les écoles prévoient une petite aumône plutôt que la fidya complète.
En bref
Le jeûne peut se faire n'importe où, même chez vous. Pour le mouton ou la nourriture, le plus sûr est de les donner aux pauvres du territoire sacré (Ḥaram) de La Mecque.
La viande ou la nourriture va aux pauvres : vous n'en mangez pas vous-même. Pour la fidya (compensation) d'un interdit comme le parfum ou la tête couverte, Ibn ʿUthaymîn permet de la donner à l'endroit où l'interdit a été commis. La compensation de la chasse, elle, se donne obligatoirement dans le Ḥaram. Le dam (sacrifice d'un mouton) dû pour un devoir oublié, comme le miqât, est un autre cas : la majorité exige La Mecque. Donner à La Mecque est accepté par tous les avis.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Plusieurs savants, notamment hanafites, exigent que tout sacrifice soit fait dans le Ḥaram. L'avis attribué à l'imam Mâlik est plus souple sur le lieu de la nourriture.
En bref
Lavez le parfum tout de suite et repentez-vous. Puis acquittez la fidya (compensation) au choix : 3 jours de jeûne, 6 pauvres nourris ou un mouton.
Le Prophète ﷺ a ordonné à un homme en ihram (état de sacralisation) de laver le parfum qu'il portait. Fait exprès, c'est un péché, et la fidya est due. Si c'était par oubli ou sans savoir, lavez-le dès que vous vous en souvenez (voir la question sur l'oubli).
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites distinguent selon la quantité : un mouton si une partie entière du corps est parfumée, sinon une aumône.
En bref
Oui, beaucoup de savants acceptent un dentifrice ordinaire au goût de menthe. Le siwak (bâtonnet de bois) ou une brosse sans dentifrice reste le plus prudent.
Pour de nombreux savants, le goût de menthe n'est pas un parfum au sens de l'ihram (état de sacralisation). Évitez les dentifrices très parfumés, au clou de girofle marqué par exemple. Si vous jeûnez, n'avalez pas de dentifrice.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Certains muftis hanafites conseillent d'éviter tout dentifrice parfumé.
Sources
En bref
Un déodorant sans parfum : oui, c'est permis. Un déodorant parfumé : non.
Avant l'intention, votre déodorant habituel est permis, comme le parfum mis avant l'ihram (état de sacralisation). Après l'intention, prenez une version « sans parfum » : pierre d'alun ou déodorant de pharmacie non parfumé. Mettre exprès un déodorant parfumé revient à se parfumer.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Certains savants préfèrent éviter même le déodorant sans parfum, par piété.
Sources
En bref
Lingettes humides parfumées : à éviter. Mouchoirs secs à légère odeur et lingettes sans parfum : oui. Gel hydroalcoolique : oui s'il est sans parfum.
Islam Q&A interdit au muhrim (personne en ihram) les lingettes humides qui laissent du parfum sur la main. Il accepte les mouchoirs secs à légère odeur, comme la menthe ou la pomme. Pour votre bébé, prenez aussi des lingettes sans parfum. Le gel hydroalcoolique sert à désinfecter, pas à sentir bon : choisissez une version non parfumée. Pour le gel, la réponse est déduite de la règle générale : à confirmer auprès d'un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Une fatwa hanafite demande une compensation si une lingette parfumée couvre un membre entier.
En bref
Oui, à condition qu'ils soient sans parfum.
Ce qui est interdit en ihram (état de sacralisation), c'est le parfum, pas le soin de la peau. Une crème solaire sans parfum est même conseillée contre le soleil de La Mecque. Une vaseline ou un baume à lèvres neutre contre les gerçures sont acceptables. Cherchez sur l'étiquette « sans parfum » ou « fragrance free ». Évitez les baumes aromatisés (vanille, fraise).
Les savants ne sont pas tous d’accord
Certains muftis hanafites déconseillent les crèmes d'embellissement, même sans parfum.
Sources
En bref
Si vous ne saviez pas qu'il y avait du parfum, vous ne devez rien. Essuyez ou lavez votre main dès que possible.
La Kaʿba et la Pierre noire sont souvent parfumées. En ihram (état de sacralisation), évitez de les toucher exprès quand vous savez que le parfum est frais. Si votre main sent le parfum, enlevez-le sans tarder.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les malikites ne demandent rien si le parfum est enlevé tout de suite. Les chafiʿites (Dar al-Iftâʾ de Jordanie) ne demandent rien en cas d'oubli ou d'ignorance.
En bref
Non. Sentir une odeur sans le vouloir n'entraîne rien. Évitez seulement d'aller exprès respirer l'encens (bakhour) ou un parfum.
Ibn Qudâma cite celui qui s'approche exprès d'un encensoir pour en sentir l'odeur : c'est interdit en ihram (état de sacralisation). Passer dans un souk de parfums ou dans une mosquée parfumée n'est pas reproché. Ne vous laissez pas parfumer par un vendeur à l'entrée.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites jugent seulement makrûh (déconseillé), sans fidya, le fait de sentir exprès un parfum.
Sources
En bref
Le café à la cardamome : oui. Le safran est interdit si son odeur reste ; s'il est cuit et que l'odeur a disparu, ce n'est pas un problème.
Le safran est compté comme un parfum. Ibn Bâz juge que boire exprès un café au safran en ihram (état de sacralisation) est une faute, avec une fidya (compensation). Si l'odeur a disparu à la cuisson, il n'y a pas de mal. La cardamome n'est pas comptée comme un parfum par les savants cités. Si vous avez bu du café au safran sans savoir, vous ne devez rien.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites jugent seulement déconseillé un plat cuit au safran qui garde son odeur. L'imam Mâlik permet un plat safrané cuit, pas cru.
Sources
En bref
Oui. La menthe est un goût, pas un parfum. L'eau de Zamzam n'est pas parfumée.
La menthe est traitée comme un goût et non comme un parfum. Islam Q&A accepte par exemple une légère odeur de menthe sur un mouchoir sec. Évitez seulement les bonbons ou boissons au safran, à l'eau de rose ou au musc. Pour les pastilles et le chewing-gum, la réponse est déduite de la règle générale. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
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Rien. Les cheveux qui tombent tout seuls, sans que vous les arrachiez exprès, n'entraînent rien.
Ce qui est interdit en ihram (état de sacralisation), c'est d'enlever volontairement des cheveux ou des poils. Vous pouvez faire vos ablutions et frotter doucement la tête et la barbe. Vous pouvez aussi vous gratter en douceur. Lavez-vous sans frotter fort pour limiter la chute.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Plusieurs muftis hanafites demandent une petite aumône (une poignée de blé) pour des cheveux tombés pendant les ablutions ou en se grattant.
Sources
En bref
Vous pouvez passer doucement les doigts dans vos cheveux. Évitez de vous peigner fort, car cela arrache des cheveux.
Islam Q&A permet de frotter et de passer les doigts dans les cheveux et la barbe si l'on est sûr de ne pas en faire tomber. Un peigne qui arrache des cheveux revient à les couper. Attachez vos cheveux avant l'ihram (état de sacralisation) pour éviter de devoir les démêler.
Sources
En bref
Oui, en cas de nécessité c'est permis. La fidya (compensation) est due, au choix : 3 jours de jeûne, 6 pauvres nourris ou un mouton.
C'est le cas de Kaʿb ibn ʿUjra : il était rongé par les poux. Le Prophète ﷺ lui a permis de se raser contre la fidya. Le Coran dit : « Si l'un de vous est malade ou souffre d'un mal à la tête, une compensation » (2:196). La nécessité enlève le péché, mais pas la fidya.
En bref
Non. L'homme en ihram (état de sacralisation) ne porte rien de posé directement sur la tête : casquette, chapeau, keffieh ou « chapeau-parapluie » attaché.
Les savants sont unanimes : l'homme en ihram ne couvre pas sa tête. Fait exprès sans nécessité, c'est un péché, et la fidya (compensation) est due. Par oubli, enlevez-la dès que vous vous en souvenez (voir la question sur l'oubli). Utilisez plutôt une ombrelle tenue à la main.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Tête couverte par oubli : rien n'est dû chez les chafiʿites et les hanbalites ; les hanafites demandent une compensation ; les malikites la demandent si l'oubli a duré assez longtemps pour en profiter.
En bref
Oui. Ce qui ne touche pas la tête est permis : parapluie tenu à la main, toit de voiture, tente, bâtiment.
Pendant le pèlerinage d'adieu, un tissu était tenu au-dessus du Prophète ﷺ pour le protéger du soleil (rapporté par Muslim). Ibn Bâz et Ibn ʿUthaymîn autorisent le parapluie et le toit de voiture. An-Nawawî indique que c'est l'avis de la majorité.
En bref
Non. Porter un bagage sur la tête n'est pas « se couvrir la tête », sauf si vous le faites exprès pour vous couvrir.
Islam Q&A compare cela au fait de porter de la nourriture sur la tête : cela n'entre pas dans l'interdit de l'ihram (état de sacralisation). L'intention compte : si le but est de se couvrir, c'est interdit.
Sources
En bref
Oui pour l'oreiller et la couverture sur le corps. L'homme laisse sa tête découverte, et la femme évite de se couvrir le visage comme avec un niqâb.
Poser la tête ou la joue sur un oreiller n'est pas « se couvrir la tête ». Une couverture, même cousue, peut couvrir le corps jusqu'au cou : on ne l'enfile pas comme un vêtement. C'est aussi vrai pour la couverture de l'avion ou une climatisation glaciale. Si la couverture glisse sur la tête pendant le sommeil, il n'y a rien. Découvrez-la au réveil.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Pour le visage de l'homme : les hanafites et les malikites interdisent de le couvrir, les chafiʿites et les hanbalites le permettent.
Sources
En bref
Non, pas sur la tête. Mettez plutôt une deuxième serviette ou une couverture sur les épaules.
Une capuche ou un bonnet est posé sur la tête : c'est interdit à l'homme en ihram (état de sacralisation). Un deuxième ridâʾ (pièce du haut) ou un châle non enfilé sur les épaules est permis. Si le froid menace vraiment la santé, la nécessité permet de se couvrir la tête. La fidya (compensation) est alors due, comme pour Kaʿb ibn ʿUjra. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
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Oui, en cas de besoin réel : foule, maladie ou consigne des autorités. Retirez-le quand vous n'en avez plus besoin.
Homme : les chafiʿites et les hanbalites permettent de couvrir le visage. Rien n'est donc dû selon Ibn ʿUthaymîn. Femme : le masque couvre le visage comme un niqâb. Il est permis seulement en cas de besoin, et retiré dès que possible. Dar al-Iftâʾ de Jordanie ne demande rien si les autorités l'imposent.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites et les malikites interdisent à l'homme de couvrir son visage. Les hanafites permettent le masque en cas de besoin, mais demandent une compensation : une aumône pour moins de 12 heures, un mouton pour 12 heures ou plus.
Sources
En bref
Oui. Un pansement ou une bande enroulée sur une blessure est permis.
Une bande qu'on enroule n'est pas un vêtement taillé à la forme du corps. Saʿîd ibn al-Musayyib disait qu'il n'y a pas de mal à ce que le muhrim (personne en ihram) noue quelque chose sur une blessure. Pour l'homme, un pansement sur la tête est un cas particulier : voir la question dédiée.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Pour un bandage sur la tête, les anciens divergeaient : Ibn ʿUmar le déconseillait, ʿAṭâʾ le permettait.
En bref
Oui. Ce ne sont ni des vêtements, ni du parfum, ni une couverture de la tête : rien ne les interdit.
Les interdits de l'ihram (état de sacralisation) sont précis : parfum, vêtements taillés à la forme du corps pour l'homme, tête couverte pour l'homme, niqâb et gants pour la femme, cheveux et ongles, relations intimes, chasse, mariage. Injections d'insuline, implant, piercing, prothèse ou appareil auditif n'en font pas partie. Nettoyez vos lentilles avec un produit sans parfum. Si vous êtes diabétique, emportez de l'insuline au frais et du sucre pour le tawâf (tours autour de la Kaʿba). Demandez à votre médecin d'adapter vos doses à la marche et à la chaleur. Réponse déduite des règles générales : à confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Sources
En bref
Avant la fin du saʿy (marche entre Safâ et Marwa), la ʿOmra est invalidée. Il faut la terminer, puis la refaire depuis le miqât d'origine, et chacun sacrifie un mouton à La Mecque.
Après le saʿy mais avant de couper les cheveux, la ʿOmra reste valable selon l'avis d'Islam Q&A. La fidya (compensation) est alors au choix : mouton, 3 jours de jeûne ou 6 pauvres nourris. Aller à Tanʿîm pour refaire une intention ne règle rien : vous étiez encore dans le premier ihram. Par ignorance ou oubli, beaucoup de savants, dont Ibn ʿUthaymîn, ne demandent rien. Exposez votre cas précis à un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Hanafites : la limite est de 4 tours de tawâf ; avant, la ʿOmra est annulée, après, un mouton suffit. Chafiʿites : la coupe des cheveux est un pilier, donc des relations avant la coupe invalident la ʿOmra ; leur avis principal demande aussi un animal plus grand (Dar al-Iftâʾ de Jordanie). Malikites : après le saʿy, ils demandent un hady (bête sacrifiée), pas la fidya au choix. À vérifier auprès d'un savant de votre école.
Sources
En bref
Un geste sans désir n'est pas interdit, comme tenir la main dans la foule ou un baiser sur le front. Un baiser ou un contact avec désir est interdit.
Al-Jaṣṣâṣ rapporte un consensus : embrasser son épouse avec désir en ihram (état de sacralisation) oblige à un sacrifice. Le baiser sans désir n'annule rien et n'entraîne pas de fidya (compensation). Restez attentif, surtout à l'hôtel avant d'avoir fini la ʿOmra.
Les savants ne sont pas tous d’accord
S'il y a eu éjaculation, les écoles divergent sur la compensation exacte : un mouton, ou plus selon certains.
En bref
Non, une pensée qui passe n'annule rien. Mais regarder avec désir est interdit en ihram (état de sacralisation), selon Ibn ʿUthaymîn.
Allah dit : « Pas de rapports sexuels, pas de perversité, pas de dispute pendant le pèlerinage » (2:197). Les pensées involontaires ne sont pas reprochées. Détournez-vous et occupez-vous de dhikr (rappel d'Allah) et de talbiya (formule « Labbayk… »). La source consultée ne fixe pas de fidya pour un simple regard.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Si un regard répété provoque une éjaculation, certaines écoles demandent une compensation.
En bref
Le mariage, non : le muhrim (personne en ihram) ne se marie pas, ne marie personne et ne fait pas de demande. Les autres contrats sont permis.
Le Prophète ﷺ a dit : « Le muhrim ne se marie pas, ne fait pas marier et ne demande pas en mariage » (Muslim). Selon la majorité, un contrat de mariage conclu en ihram est nul et doit être refait. Il n'y a pas de fidya (compensation), mais c'est un péché si c'est fait exprès. Réserver un hôtel, acheter un billet ou signer un contrat de travail est permis.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites jugent valable le contrat de mariage conclu en ihram.
Sources
En bref
Oui. Les insectes nuisibles (moustiques, punaises, cafards, puces, scorpions) peuvent être tués, en ihram comme dans le territoire sacré (Ḥaram).
Le Prophète ﷺ a permis de tuer cinq animaux nuisibles même dans le Ḥaram : corbeau, milan, scorpion, rat et chien agressif. Les savants y ont ajouté tout ce qui nuit. Utilisez un insecticide, jamais le feu. Laissez plutôt les fourmis inoffensives ; si vous en tuez une, vous ne devez rien. Ce qui est interdit, c'est la chasse des animaux sauvages.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les malikites limitent la permission aux insectes nuisibles. Pour les poux de la tête, certains anciens conseillaient de les jeter plutôt que de les tuer, et certains demandent une petite aumône.
Sources
En bref
Les nourrir : oui. Les attraper, les effrayer exprès ou les tuer : non, ce sont des animaux sauvages du territoire sacré (Ḥaram).
Allah dit : « Ne tuez pas de gibier pendant que vous êtes en ihram ; quiconque en tue exprès doit une compensation équivalente » (5:95). Les pigeons de La Mecque entrent dans cette règle selon les savants. Tué par accident, la compensation est due selon l'avis connu des quatre écoles, dont les malikites. Demandez à un savant comment l'acquitter.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Ibn ʿUthaymîn ne demande la compensation que s'il y a eu intention : c'est un avis minoritaire.
Sources
En bref
Non pour ce qui pousse tout seul dans le territoire sacré (Ḥaram). Oui pour ce qui a été planté par l'homme.
Les savants sont unanimes : il est interdit de couper les arbres du Ḥaram qui poussent naturellement. Cet interdit est lié au lieu : il concerne tout le monde, même sans ihram. L'herbe idhkhir (plante odorante locale) est une exception autorisée par le Prophète ﷺ. Marcher sur l'herbe sans le vouloir n'entraîne rien.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanbalites interdisent aussi de prendre des feuilles ; la majorité le permet.
En bref
La ʿOmra n'est pas annulée et il n'y a pas de fidya (compensation). Mais la faute est plus grave en ihram : demandez pardon à Allah et à la personne.
Allah dit : « Pas de rapports, pas de perversité, pas de dispute pendant le pèlerinage » (2:197). La foule, la chaleur et la fatigue énervent vite : préparez-vous à la patience. Le Prophète ﷺ a promis au pèlerin qui évite ces fautes de revenir « comme le jour où sa mère l'a mis au monde ». Conseil pratique : fixez le prix du taxi avant de monter, ou utilisez une application de VTC.
En bref
Vous n'êtes pas coupable. La contrainte enlève le péché, comme l'oubli et l'ignorance.
Le Prophète ﷺ a dit qu'Allah pardonne l'erreur, l'oubli et la contrainte. Ibn ʿUthaymîn met la contrainte au même rang que l'oubli et l'ignorance. Si c'est un soin médical que vous avez choisi par nécessité, c'est plutôt le cas de Kaʿb ibn ʿUjra. C'est alors permis, mais avec la fidya (compensation).
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites demandent souvent la compensation même en cas d'excuse, mais sans péché.
En bref
Tout produit parfumé est interdit en ihram (état de sacralisation). Une crème sans parfum et un khôl non parfumé pour soigner les yeux sont permis. Évitez le maquillage visible devant des hommes étrangers.
Le parfum fait partie des interdits de l'ihram, y compris dans le savon, le shampoing, le déodorant ou la crème. L'ihram est un état de simplicité, pas d'embellissement. Le maquillage qui forme une couche (fond de teint épais, mascara waterproof) doit être retiré avant l'ablution, sinon l'eau n'atteint pas la peau. D'après Ibn ʿAbbâs, le khôl sans parfum est permis pour soigner les yeux. Choisissez des produits « sans parfum » avant de partir.
Sources
En bref
Avant l'ihram (état de sacralisation), oui. Pendant l'ihram, les écoles divergent : les malikites et les hanafites l'interdisent.
Le henné ne forme pas de couche : il ne gêne pas l'ablution. Pour être tranquille, faites-le quelques jours avant le départ. Pour celles qui suivent l'école malikite, le henné mis en ihram entraîne une fidya (compensation).
Les savants ne sont pas tous d’accord
Hanafites et malikites interdisent le henné en ihram, qu'ils assimilent au parfum, avec compensation. Les hanbalites le permettent, sauf sur la tête. Les chafiʿites le déconseillent pour la femme en ihram.
En bref
Non. Le vernis classique et les faux ongles (gel, capsules) empêchent l'eau d'atteindre l'ongle : vos ablutions et votre ghusl (grand lavage) ne seraient pas valables. Retirez-les avant le départ.
Le tawâf (tours autour de la Kaʿba) demande l'ablution, donc ce point est important. Le henné, lui, colore seulement et ne gêne pas. Pendant les règles, vous pouvez porter du vernis, mais il faut l'enlever avant le ghusl de purification. Les vernis dits « respirants » ou « halal » font débat : la majorité conseille la prudence.
En bref
Les extensions en cheveux humains sont interdites selon tous les savants. Pour les extensions synthétiques, les avis divergent ; Ibn ʿUthaymîn les interdit aussi.
Le Prophète ﷺ a maudit celle qui rajoute des cheveux et celle qui le demande. Pour la ʿOmra, le mieux est de les retirer avant le départ. Cela facilite aussi le ghusl (grand lavage) et la coupe des cheveux à la fin.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites permettent les rajouts non humains (laine, synthétique). Les malikites les interdisent.
En bref
Corrigez-le doucement dès que vous le remarquez. S'il l'a fait par ignorance, rien n'est dû.
L'enfant n'est pas responsable comme un adulte. S'il discerne et l'a fait exprès (par exemple à cause du froid), Ibn Jibrîn met la fidya (compensation) à la charge du tuteur. Islamweb retient au contraire que l'enfant non pubère ne doit rien. Pas d'angoisse : aidez-le à respecter les interdits sans dureté.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Fait exprès : le tuteur paie la compensation selon Ibn Jibrîn (cité par Islam Q&A) ; rien n'est dû selon Islamweb. Les hanafites ne demandent rien à l'enfant.
En bref
Mieux vaut les éviter. Prenez un savon et un shampoing sans parfum, ou rincez-vous simplement à l'eau.
Se laver est permis en ihram (état de sacralisation). Le doute porte sur le parfum du produit. Les savants divergent. Certains, dont une réponse d'Islam Q&A, ne considèrent pas un savon comme un parfum, car il sert à laver. D'autres le comptent comme un parfum. Dar al-Iftâʾ d'Égypte conseille de s'en abstenir. Si vous l'avez utilisé par ignorance, vous ne devez rien. Conseil : glissez un savon neutre dans votre valise avant de partir.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites demandent une aumône pour un savon fortement parfumé et jugent un parfum léger seulement déconseillé. Islam Q&A (français) déconseille les produits à forte odeur.
Sources
En bref
Oui, si l'odeur est légère et que vous ne cherchez pas le parfum. Un rinçage à l'eau claire est plus prudent.
Une fatwa permet à une femme en ihram (état de sacralisation) de porter un vêtement qui sent la lessive ou l'assouplissant. La condition : ne pas viser ce parfum, et qu'il ne passe pas sur le corps. Pour l'homme, la même logique s'applique. Évitez les adoucissants très parfumés.
En bref
Cela n'annule pas l'ihram (état de sacralisation). Mais de nombreux savants jugent le tabac interdit, et plus encore en ihram.
Une réponse hanafite explique que la fumée de cigarette n'est pas un parfum : ce n'est donc pas une infraction propre à l'ihram. Beaucoup de savants contemporains jugent pourtant le tabac interdit en tout temps. La vapoteuse aromatisée (fraise, vanille) peut se rapprocher du parfum : évitez-la. Fumer est interdit dans l'enceinte des deux mosquées. Beaucoup de pèlerins profitent de la ʿOmra pour arrêter.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Askimam (Afrique du Sud) juge le tabac interdit et péché en ihram. Qibla (hanafite) le juge déconseillé, sans infraction à l'ihram.
Sources
En bref
Oui. Un pansement ailleurs que sur la tête ne pose aucun problème. Sur la tête, il est permis par nécessité, avec une compensation selon de nombreux savants.
Le Coran prévoit le cas de celui qui a « un mal à la tête ». Il fait ce qui est nécessaire et donne une fidya (compensation) : jeûne de 3 jours, repas à 6 pauvres ou un mouton. Le Prophète ﷺ l'a appliqué à Kaʿb ibn ʿUjra. Selon les chafiʿites, couvrir une blessure à la tête oblige à la compensation, sans péché à cause de l'excuse.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Des Successeurs (ʿAṭâʾ, Mujâhid) ne demandaient rien pour un bandage léger sur la tête, selon des récits du Muṣannaf d'Ibn Abî Shayba.
Sources
En bref
Oui, la perruque doit être retirée. L'homme en ihram (état de sacralisation) ne doit pas couvrir sa tête.
Une fatwa hanafite demande de l'enlever en entrant en ihram. Gardée 12 heures ou plus, elle oblige à un mouton. Une prothèse collée se retire avant le départ. Si c'est vraiment impossible, le cas ressemble au pansement sur la tête : permis par nécessité, avec compensation (à confirmer auprès d'un savant). Une greffe de vos propres cheveux ne pose aucun problème.
Sources
Étape 4 sur 11
Vol annulé, maladie, passeport perdu : que faire si le voyage ne se passe pas comme prévu. 7 questions
En bref
Si vous n'aviez pas encore formulé l'intention, vous n'êtes pas en ihram (état de sacralisation) : rhabillez-vous normalement. Si l'intention est faite, vous restez en ihram.
La Commission permanente (al-Lajna ad-Dâʾima) explique que porter les deux pièces sans intention ni talbiya (formule « Labbayk… ») n'engage à rien. Une fois l'intention formulée, il faut terminer la ʿOmra. Le cas où vous êtes bloqué après l'intention est traité dans la question sur l'empêchement. C'est une raison de plus pour ne formuler l'intention qu'à l'approche du miqât. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Lien vers cette questionEn bref
Aidez-le d'abord : pause, eau, poussette, fauteuil. Si c'est impossible, un avis permet à l'enfant non pubère de quitter l'ihram (état de sacralisation) sans rien devoir.
Cet avis est celui des hanafites, d'Ibn Ḥazm et d'Ibn ʿUthaymîn. Pour les hanafites, l'ihram de l'enfant ne l'engage pas. Le saʿy (marche entre Safâ et Marwa) peut être interrompu puis repris un peu plus tard. Pour un adolescent pubère, la règle des adultes s'applique.
Les savants ne sont pas tous d’accord
La majorité des savants considère que l'enfant reste en ihram jusqu'à la fin, comme l'adulte. Demandez conseil à un savant si vous voulez suivre l'autre avis.
En bref
Vous restez en ihram (état de sacralisation) jusqu'au prochain vol, puis vous faites votre ʿOmra. Si le voyage devient impossible, on applique les règles de l'empêchement (iḥṣâr).
L'ihram ne s'annule pas tout seul. Si un autre vol part bientôt, gardez l'ihram et respectez les interdits. Si le voyage est définitivement impossible, deux cas existent. Avec la condition (ishtirâṭ, « Ô Allah, je me désacralise là où Tu m'empêches ») posée au départ, vous sortez de l'ihram sans rien devoir. Sans condition, l'avis majoritaire demande d'égorger un mouton, puis de se raser ou de couper ses cheveux (Coran 2:196). À confirmer auprès d'un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Pour les hanafites, la personne empêchée fait égorger l'animal dans le territoire sacré (Ḥaram) par un mandataire, puis sort de l'ihram.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Lien vers cette questionEn bref
Restez en ihram (état de sacralisation) et rejoignez La Mecque dès que possible. Vous ne devez rien.
Vous avez formulé l'intention au bon miqât. Le détour ne l'annule pas. Continuez à respecter les interdits pendant le trajet (bus, train, autre vol), même s'il dure une journée. Si vous arrivez à Médine, vous n'avez pas besoin d'un nouvel ihram. Si l'arrivée devient vraiment impossible, voyez la question sur le vol annulé (empêchement). À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Lien vers cette questionEn bref
C'est un cas d'empêchement (iḥṣâr). Avec la condition, vous sortez de l'ihram (état de sacralisation) sans rien devoir. Sans condition, l'avis majoritaire demande d'égorger un mouton, puis de se raser ou de couper ses cheveux.
Une fatwa traite le cas d'un pèlerin arrêté à cause d'un visa expiré : c'est un empêché. Ne restez pas indéfiniment en ihram si le voyage est vraiment impossible. Pour éviter cette situation, vérifiez votre visa et votre permis Nusuk avant de formuler l'intention.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Selon les hanafites, l'animal doit être égorgé dans le territoire sacré (Ḥaram) par un mandataire avant de sortir de l'ihram.
En bref
Oui. Restez en ihram (état de sacralisation), soignez-vous, et faites la ʿOmra quand vous allez mieux.
La maladie n'annule pas l'ihram. Vous pouvez prendre vos médicaments (sans parfum). Si vous êtes contagieux, attendre protège aussi les autres pèlerins. Si vous aviez posé la condition au départ et que la maladie vous empêche vraiment, vous pouvez sortir de l'ihram sans rien devoir.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Pour les hanafites, la maladie est un empêchement (iḥṣâr) : on peut sortir de l'ihram avec un sacrifice. Pour les malikites et les chafiʿites, le malade sans condition attend sa guérison (à confirmer auprès d'un savant).
En bref
C'est une fin honorable. Le Prophète ﷺ a dit qu'un tel pèlerin sera ressuscité en prononçant la talbiya (formule « Labbayk Allâhumma labbayk »).
Un Compagnon est mort en ihram (état de sacralisation) à ʿArafa. Le Prophète ﷺ a ordonné de le laver avec de l'eau et du sidr (feuilles de jujubier). Il a demandé de l'envelopper dans ses deux vêtements, sans parfum et sans lui couvrir la tête. Prévenez vos proches et votre agence. Gardez sur vous un papier avec un contact d'urgence.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites et les malikites considèrent que l'ihram prend fin avec la mort : le défunt est alors traité normalement.
Étape 5 sur 11
Repos, ablutions et cas médicaux avant de commencer les rites. 28 questions
En bref
Votre ihram (état de sacralisation) reste valable. Les ablutions ne sont pas une condition de l'ihram : refaites-les simplement avant le tawâf (tours autour de la Kaʿba).
Après le miqât (limite où l'on entre en ihram), un gaz ou un petit somme ne touche ni l'ihram ni la ʿOmra. L'imam an-Nawawî explique que la personne sans ablutions peut accomplir tous les actes, sauf le tawâf et ses deux rakʿa (unités de prière). La preuve : le Prophète ﷺ a fait entrer en ihram Asmâʾ bint ʿUmays, qui venait d'accoucher. Arrivé à La Mecque, faites vos ablutions avant d'entrer dans le tawâf. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Lien vers cette questionEn bref
Pour le tawâf (tours autour de la Kaʿba), oui selon la grande majorité des savants. Pour le saʿy (marche entre Safâ et Marwa), non : il est valable sans ablutions, même s'il vaut mieux les avoir.
Mâlik, ash-Shâfiʿî et Aḥmad font de la pureté une condition de validité du tawâf, comme pour la prière. Pour le saʿy, les quatre imams sont d'accord : la pureté n'est pas exigée. C'est pour cela que la femme en règles peut faire le saʿy, mais pas le tawâf.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Abû Ḥanîfa et Ibn Taymiyya ne font pas de la pureté une condition de validité du tawâf. Chez les hanafites, elle reste obligatoire (wâjib) et son absence entraîne une compensation. Les malikites suivent l'avis majoritaire : condition de validité.
En bref
Si c'était un léger assoupissement, où vous auriez senti un gaz, non. Si c'était un sommeil profond, oui.
La majorité des savants distingue le sommeil léger, qui n'annule pas les ablutions, et le sommeil profond, qui les annule. Dans le sommeil profond, on ne sent plus ce qui sort. Si vous doutez de la profondeur de votre sommeil, vos ablutions restent valables. Assis bien calé au sol, le risque est moindre.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites regardent surtout la position : assis bien calé, les ablutions ne sont pas annulées ; allongé ou appuyé au point de tomber si l'appui est retiré, elles le sont. Certains savants disent que tout sommeil annule les ablutions.
Sources
En bref
Lavez-vous, protégez-vous, puis faites vos ablutions à l'entrée de chaque heure de prière. Pour le tawâf (tours autour de la Kaʿba), faites-les juste avant : ce qui sort ensuite ne l'annule pas.
C'est la fatwa du Comité permanent (al-Lajna ad-Dâʾima) : vous avez le statut de la personne excusée. Avec ces ablutions, vous accomplissez les actes qui demandent la pureté pendant cette heure de prière. Vous n'êtes pas responsable de ce que vous ne contrôlez pas. Évitez seulement de salir la mosquée.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Chafiʿites : en règle de base, une ablution par acte obligatoire (une pour la prière, une pour le tawâf). Dar al-Iftâʾ de Jordanie permet une seule ablution en cas de grande difficulté, comme la foule. Hanafites et hanbalites : une ablution à l'entrée de chaque heure de prière suffit pour cette heure. Malikites : celui dont l'écoulement est fréquent en est excusé et les ablutions sont seulement recommandées, selon l'avis connu de l'école. À confirmer auprès d'un savant malikite.
Sources
En bref
Oui. Si les gaz sont continus et sans moment de répit, vous avez le statut de la personne excusée : ablutions juste avant le tawâf (tours autour de la Kaʿba), puis vous continuez.
La règle de la personne excusée s'applique à tout écoulement qu'on ne peut pas retenir. Si vos gaz s'arrêtent assez longtemps pour faire le tawâf, choisissez ce moment. Sinon, faites vos ablutions et accomplissez le tawâf sans vous inquiéter. À confirmer auprès d'un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les chafiʿites exigent de nouvelles ablutions pour chaque acte obligatoire.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Lien vers cette questionEn bref
Oui. Ces saignements (istihâda, saignement hors des règles) suivent la règle de l'incontinence : lavez-vous, protégez-vous, faites vos ablutions juste avant le tawâf (tours autour de la Kaʿba).
La fatwa d'Islam Q&A répond justement à une femme qui avait des pertes continues : elle prend le statut de la personne excusée. Ce qui sort ensuite n'annule pas le tawâf. L'istihâda n'empêche ni la prière ni le tawâf, contrairement aux règles. Si vous hésitez entre règles et istihâda, demandez à un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les savants divergent sur le fait que les pertes blanches annulent ou non les ablutions. L'avis prudent dit qu'elles les annulent.
Sources
En bref
Votre prière est valable. Faites vos ablutions pour chaque prière, et juste avant le tawâf (tours autour de la Kaʿba). Videz la poche si c'est facile, sinon priez avec.
Dar al-Iftâʾ de Jordanie : si l'urine coule en continu, on refait les ablutions juste avant chaque prière. Ce qui sort n'affecte pas la validité. Islamweb : si vider ou nettoyer la poche est impossible ou très difficile, on prie avec. Pour le tawâf, on applique la même règle de la personne excusée. Pour le tawâf, à confirmer auprès d'un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Certains savants (Islamweb) demandent de vider la poche avant la prière quand c'est possible. Les hanafites distinguent selon que le flux est continu ou non.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Sources
En bref
Oui. Si la poche ne peut pas être changée avant chaque prière, vous priez avec. Si l'écoulement est continu, faites vos ablutions à l'entrée de chaque heure de prière, et juste avant le tawâf (tours autour de la Kaʿba).
Islamweb s'appuie sur le verset : « Allah n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » Si l'écoulement est intermittent, choisissez un moment calme pour les ablutions et le tawâf. S'il est continu, vous êtes excusé. Prévoyez du matériel de rechange et repérez les toilettes à l'avance. Pour le tawâf, à confirmer auprès d'un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les détails varient selon les écoles.
Sources
En bref
Selon les malikites et les chafiʿites, non. Selon les hanafites et les hanbalites, un saignement qui coule les annule.
Islam Q&A retient que le saignement du nez n'annule pas les ablutions : c'est l'avis de Mâlik et d'ash-Shâfiʿî. Nettoyez le sang et continuez. Si vous suivez l'école hanafite, le sang qui coule jusqu'à une partie lavée dans les ablutions les annule. Un caillot qui reste dans le nez ne les annule pas.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Malikites et chafiʿites : n'annule pas. Hanafites et hanbalites : annule, avec des détails sur la quantité.
En bref
Selon l'imam an-Nawawî, cité par Islam Q&A, le vomi n'annule pas les ablutions. C'est aussi l'avis de Mâlik.
Rincez-vous la bouche. Enlevez le vomi du corps et des vêtements avant de prier. Refaire les ablutions reste possible par précaution. Buvez et reposez-vous : la chaleur en Arabie est un vrai danger.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites considèrent qu'un vomissement abondant (bouche pleine) annule les ablutions.
Sources
En bref
Oui, c'est permis.
Islam Q&A juge permis les ablutions, et même le lavage, avec l'eau de Zamzam (eau du puits sacré de La Mecque). Dans la mosquée, elle est surtout destinée à la boisson. Utilisez plutôt les salles d'ablutions pour ne pas mouiller le sol. Pour la toilette intime (istinjâʾ), beaucoup de savants le déconseillent.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites jugent déconseillé de faire les ablutions avec Zamzam si une autre eau est disponible. L'istinjâʾ avec Zamzam est déconseillé, voire interdit selon certains.
Sources
En bref
En principe, non. Le tayammum (ablutions sèches) est réservé à l'absence d'eau ou à une vraie excuse, comme une maladie ou un danger.
Si l'eau est disponible, il faut l'utiliser, même si l'on craint de manquer la prière en groupe. Une fatwa hanafite déclare nul le tayammum fait seulement pour rattraper la prière en groupe. La distance ou la foule seules ne suffisent généralement pas. Le plus sûr : faire vos ablutions à l'hôtel et rester dans la mosquée entre deux prières. Si vous êtes réellement empêché d'atteindre l'eau (handicap, malaise), demandez à un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Ibn Taymiyya permet le tayammum au voyageur qui n'atteint l'eau qu'au dernier moment. Ce cas ne correspond pas à la personne qui a de l'eau à portée.
Sources
En bref
Vous pouvez faire vos ablutions dans les toilettes de l'avion avec peu d'eau. Si vous portez des chaussettes mises en état d'ablutions, vous pouvez les essuyer au lieu de laver les pieds.
L'essuyage des chaussettes (masḥ) est permis au voyageur pendant trois jours et trois nuits. Le délai court à partir du premier essuyage après avoir perdu ses ablutions. Il faut les avoir mises en état de pureté. Le tayammum (ablutions sèches) n'est permis que si l'eau est vraiment introuvable ou inutilisable. À confirmer auprès d'un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les conditions sur le type de chaussettes varient selon les écoles. Les hanafites et les malikites sont plus stricts sur les chaussettes fines.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Lien vers cette questionEn bref
Non. Votre ihram (état de sacralisation) et votre ʿOmra restent valables, sans compensation. Vous devez simplement faire le ghusl (grand lavage).
Ce qui arrive pendant le sommeil ne dépend pas de vous. Faites le ghusl avant le tawâf et avant la prière. Utilisez un savon sans parfum.
En bref
Selon la majorité des savants, ce tawâf (tours autour de la Kaʿba) n'est pas valable. Faites le ghusl (grand lavage), puis refaites le tawâf, et le saʿy qui suit selon les cas.
La janâba est l'état d'impureté majeure, après un rapport ou une éjaculation. Islam Q&A traite le cas d'une personne qui a fait sa ʿOmra dans cet état par ignorance. L'ignorance enlève le péché, mais le tawâf doit être refait. Si vous vous êtes déjà coupé les cheveux ou si vous êtes rentré chez vous, la réponse dépend de votre situation. Demandez rapidement conseil à un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites ne font pas de la pureté une condition de validité du tawâf. Ils prévoient plutôt une compensation.
Sources
En bref
Tout ce que fait la pèlerine, sauf le tawâf (tours autour de la Kaʿba). Vous restez en ihram et vous faites des invocations, du dhikr (rappel d'Allah) et la talbiya (formule « Labbayk… »).
Le Prophète ﷺ a dit à ʿÂʾisha, qui avait ses règles : « Fais tout ce que fait le pèlerin, sauf le tawâf autour de la Maison jusqu'à ce que tu sois pure. » Vous ne priez pas. Vous pouvez rester dans les esplanades extérieures pour les invocations. Vous respectez tous les interdits de l'ihram (état de sacralisation) pendant l'attente.
En bref
Selon l'avis majoritaire, la femme en règles ne reste pas à l'intérieur de la mosquée. Les esplanades extérieures ne font pas partie de la salle de prière.
Les quatre écoles déconseillent ou interdisent de séjourner dans la mosquée pendant les règles. Le Prophète ﷺ demandait aux femmes en règles d'assister à la fête, mais à l'écart du lieu de prière. Vous pouvez faire vos invocations dans les cours extérieures. Plusieurs savants tolèrent de traverser rapidement en cas de besoin. La Rawda (espace entre la tombe et le minbar) est dans la mosquée : attendez d'être pure pour y aller.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Quelques savants (dont Ibn Ḥazm) autorisent le séjour dans la mosquée. C'est un avis minoritaire.
En bref
D'abord, essayez de prolonger votre séjour ou de changer votre vol. Si c'est impossible, parlez-en à un savant avant d'agir : les avis sont partagés.
L'avis majoritaire : rester à La Mecque jusqu'à être pure, puis faire le tawâf (tours autour de la Kaʿba). Ibn Taymiyya permet à celle qui vient de loin, et ne peut ni rester ni revenir, de se protéger et de faire le tawâf. Mais cet avis concerne le tawâf al-ifâḍa du Hajj. Son application à la ʿOmra est discutée, car la femme peut aussi sortir de l'ihram comme une personne empêchée (voir la question suivante). Une femme qui vit en Arabie ou dans le Golfe doit plutôt revenir plus tard. En attendant, elle reste en ihram (état de sacralisation) et la vie intime est interdite.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites jugent ce tawâf valable mais imposent le sacrifice d'un chameau. D'autres demandent un dam (sacrifice d'un mouton). D'autres, suivant Ibn Taymiyya, ne demandent aucun sacrifice.
En bref
Oui, selon les savants, vous restez en ihram (état de sacralisation) tant que le tawâf n'est pas fait. C'est très lourd : cherchez une solution avant de partir.
Ibn ʿUthaymîn cite deux issues difficiles. La première : rester en ihram jusqu'à revenir faire le tawâf (tours autour de la Kaʿba). La seconde : sortir de l'ihram comme une personne empêchée, avec un sacrifice. Dans ce cas, la ʿOmra n'est pas comptée. C'est pourquoi les savants conseillent de tout essayer avant (prolonger le séjour, médicament, avis d'un savant).
Les savants ne sont pas tous d’accord
Voir la question précédente.
Sources
En bref
Oui. La talbiya (formule « Labbayk… »), le dhikr (rappel d'Allah) et les invocations sont permis et même encouragés.
Le Prophète ﷺ a dit à ʿÂʾisha de faire tout ce que fait le pèlerin, sauf le tawâf. La talbiya fait partie de ces actes. Vous pouvez aussi écouter le Coran et réciter vos invocations par cœur.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Sur la récitation du Coran par cœur pendant les règles, les écoles divergent. Les malikites la permettent.
Sources
En bref
Comme chez vous : vous lavez tout le corps avec l'intention de vous purifier. La douche de l'hôtel suffit pour ce ghusl (grand lavage).
En ihram (état de sacralisation), utilisez un savon et un shampoing sans parfum. Faites passer l'eau jusqu'à la racine des cheveux. Si l'eau est introuvable ou nuisible pour votre santé, le tayammum (ablution sèche) remplace le ghusl, mais c'est rare à l'hôtel. Une fois le ghusl fait, vous pouvez aller faire le tawâf. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Lien vers cette questionEn bref
Si elles arrivent après la fin de vos règles, elles ne comptent pas : vous pouvez faire le tawâf (tours autour de la Kaʿba). Si elles arrivent avant la fin des règles, elles en font partie.
Umm ʿAṭiyya a dit : « Nous ne tenions pas compte des pertes jaunâtres ou brunâtres après la pureté. » Le signe de pureté est la perte blanche, ou une zone qui reste sèche. Après la pureté, ces pertes annulent seulement l'ablution.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Le dessèchement comme signe de pureté n'est pas reconnu par tous les savants.
En bref
Oui. Ce saignement irrégulier (istiḥâḍa) n'empêche ni la prière ni le tawâf (tours autour de la Kaʿba). Vous faites l'ablution à l'heure de la prière, vous vous protégez, puis vous faites le tawâf.
Le Prophète ﷺ a demandé à Fâṭima bint Abî Ḥubaysh de faire l'ablution pour chaque prière. Les jours de vos règles habituelles comptent comme règles. Le reste est de l'istiḥâḍa. Changez de protection au moment de l'ablution. Si vous ne savez pas distinguer, demandez à un savant avec vos dates. Consultez aussi un médecin si le saignement est inhabituel.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les écoles diffèrent sur la façon de distinguer règles et istiḥâḍa.
En bref
On se base sur votre habitude avant ces saignements. Les jours habituels de règles comptent comme règles, le reste comme saignement irrégulier (istiḥâḍa).
Pendant les jours de saignement irrégulier, vous faites l'ablution pour chaque prière. Vous pouvez alors faire le tawâf (tours autour de la Kaʿba). Si le sang vient d'une petite blessure (pose récente), ce ne sont pas des règles. Notez vos dates plusieurs mois avant le départ. Demandez l'avis de votre médecin, et d'un savant pour votre cas précis.
Les savants ne sont pas tous d’accord
La durée maximale des règles varie selon les écoles : 10 jours chez les hanafites, 15 chez la majorité.
En bref
Consultez d'abord un médecin. Religieusement, les écoles divergent : pour les hanafites et les hanbalites, ce n'est pas des règles ; pour les malikites et les chafiʿites, ce sang peut compter comme des règles.
Un saignement pendant la grossesse peut être un signal médical : voyez un médecin sur place sans attendre. Selon les hanafites et les hanbalites, c'est un saignement irrégulier : vous faites l'ablution et vous pouvez faire le tawâf (tours autour de la Kaʿba). Pour le côté religieux, suivez l'école que vous suivez habituellement. En cas de doute, demandez à un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Nette entre les écoles (voir la réponse courte).
En bref
Cela dépend du stade de la grossesse. Si le fœtus avait déjà une forme humaine, c'est comme des lochies. Sinon, c'est en général un saignement irrégulier, qui n'empêche pas le tawâf (tours autour de la Kaʿba).
Selon une réponse d'Islam Q&A, avant environ 80 jours, le sang est un saignement irrégulier : ablution pour chaque prière, tawâf permis. Après environ 120 jours, ce sont des lochies : attendez la pureté. Entre les deux, on regarde si le fœtus avait une forme humaine. Prenez soin de vous et consultez un médecin. Qu'Allah vous console.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites se basent sur l'apparition des membres, sans fixer de nombre de jours.
En bref
Oui. Vous pouvez vous reposer en ihram (état de sacralisation) et faire la ʿOmra après.
Vous restez simplement en ihram et respectez les interdits pendant le repos. L'ihram ne s'annule pas avec la fatigue. Un tawâf (tours autour de la Kaʿba) fait reposé et attentif vaut mieux qu'un tawâf fait en somnolant. Refaites vos ablutions avant le tawâf. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Lien vers cette questionEn bref
Pour la majorité des savants, un contact involontaire, sans désir, n'annule pas les ablutions.
La question revient souvent dans la foule du Masjid al-Ḥarâm et des ascenseurs. Les malikites et les hanbalites n'annulent les ablutions qu'en cas de contact avec désir. Les hanafites ne les annulent pas par le simple contact. L'ihram (état de sacralisation) n'est pas touché. Gardez une attitude pudique et évitez les bousculades. À confirmer auprès d'un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Pour les chafiʿites, tout contact direct de peau avec une personne de l'autre sexe qui n'est pas un mahram (proche qu'on ne peut épouser) annule les ablutions.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Sources
Étape 6 sur 11
Les sept tours autour de la Kaʿba : compter, s'interrompre, prier ensuite. 32 questions
En bref
Sortez du tawâf (tours autour de la Kaʿba) et refaites vos ablutions. Ensuite, recommencer le tawâf au début est l'option la plus prudente ; certaines écoles permettent de reprendre là où vous vous êtes arrêté.
Pour les malikites, les chafiʿites et les hanbalites, la pureté est une condition du tawâf. Il faut donc sortir et refaire ses ablutions. Les malikites et les hanbalites (avis d'Ibn Bâz) demandent alors de recommencer le tawâf au début. Les chafiʿites et les hanafites permettent de reprendre là où vous vous êtes arrêté. Les tours déjà faits restent une bonne action. Si la foule rend la sortie très difficile, au dernier tour par exemple, Ibn ʿUthaymîn permet de terminer, en suivant l'avis d'Ibn Taymiyya. C'est une facilité pour une vraie difficulté, pas la règle normale.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Recommencer : malikites, hanbalites, Ibn Bâz. Reprendre au point d'arrêt : chafiʿites (Dar al-Iftâʾ de Jordanie), hanafites, et cheikh al-Muslih qui l'accepte tout en préférant recommencer. Ibn Taymiyya et Abû Ḥanîfa ne font pas de la pureté une condition du tawâf. Si vous avez terminé sans ablutions alors que vous pouviez sortir, demandez conseil à un savant tant que vous êtes à La Mecque.
Sources
En bref
Non. Si vous étiez sûr d'avoir fait vos ablutions, un simple doute ne les annule pas. Votre tawâf (tours autour de la Kaʿba) est valable.
La règle est : la certitude n'est pas levée par le doute. Le Prophète ﷺ a dit à celui qui croyait avoir perdu un gaz en priant de ne pas partir sans entendre un bruit ou sentir une odeur. Même un doute fort ne suffit pas. Si ces doutes reviennent souvent (wasâwis, idées obsédantes), il est conseillé de ne plus y prêter attention.
En bref
Arrêtez-vous et priez avec les gens. Après la prière, reprenez le tawâf (tours autour de la Kaʿba) à l'endroit exact où vous vous êtes arrêté, sans revenir à la Pierre noire.
L'iqâma est le second appel, qui annonce le début de la prière en groupe. Ibn ʿUthaymîn, al-Fawzân et Ibn Bâz disent de reprendre là où l'on s'est arrêté. Les tours déjà faits restent valables. Cela vaut pour le tawâf de la ʿOmra, du Hajj ou un tawâf surérogatoire. Exemple : vous avez fait 3 tours, vous en ferez 4 après la prière. Le saʿy suit la même logique.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Certains savants conseillent de recommencer le tour interrompu depuis la Pierre noire.
Sources
En bref
Selon Islam Q&A, oui. Ces deux rakʿa (unités de prière) ont une cause, le tawâf : elles sont permises même aux heures habituellement déconseillées.
Le Prophète ﷺ a dit : « Ô Banû ʿAbd Manâf, n'empêchez personne de tourner autour de cette Maison et d'y prier à l'heure qu'il veut. » La prière qui a une cause, comme celle du tawâf, n'entre pas dans l'interdiction.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites demandent de les reporter : après le lever du soleil (si fajr) ou après la prière du maghrib (si ʿasr).
En bref
Oui. Ces deux rakʿa (unités de prière) ne sont pas une condition de validité de la ʿOmra.
Pour la majorité, c'est une sunna (pratique recommandée) : il n'y a rien à compenser. Pour les hanafites, elles sont obligatoires : priez-les dès que vous vous en souvenez, même chez vous, sans sacrifice.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Hanafites : obligatoires (wâjib), à rattraper. Majorité : sunna.
Sources
En bref
Au coin de la Pierre noire. Chaque tour du tawâf (sept tours autour de la Kaʿba) commence et se termine à cet alignement.
Placez-vous face à la Pierre noire, ou à son alignement si vous êtes loin. Touchez-la si c'est facile. Sinon, faites un signe de la main en disant « Allâhu akbar », sans embrasser votre main. Une lampe verte sur le mur d'en face aide à repérer l'alignement, surtout aux étages. Un tour commencé ailleurs ne compte pas.
En bref
La Kaʿba doit rester à votre gauche pendant tout le tawâf (les sept tours autour de la Kaʿba).
C'est une condition de validité pour la majorité. Certains marchent à reculons ou face à la Kaʿba pour protéger leur épouse ou leurs parents : c'est une erreur fréquente. Si la foule vous fait pivoter quelques pas, remettez-vous dans le bon sens dès que possible. En cas de doute sérieux sur un passage, refaites ce tour.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites jugent le sens obligatoire (wâjib : devoir dont l'oubli se compense), mais pas condition de validité. La majorité, dont les malikites, en fait une condition.
En bref
Sept tours complets, de la Pierre noire à la Pierre noire.
Le Prophète ﷺ a fait sept tours du tawâf (tours autour de la Kaʿba). Il a commencé et fini à la Pierre noire. Après le septième, on arrête. Il n'y a pas de tour « de sécurité » à ajouter quand on est sûr de son compte.
En bref
Si les deux nombres vous paraissent aussi probables, retenez le plus petit et complétez jusqu'à sept. Un doute qui arrive après la fin du tawâf (tours autour de la Kaʿba) ne compte pas.
Le plus petit nombre est certain : c'est l'avis des quatre écoles, et Ibn al-Mundhir rapporte un consensus. Si un nombre vous paraît nettement plus probable, Ibn ʿUthaymîn permet de le retenir. Une fois le tawâf fini, ne revenez pas sur un simple doute. Ne cédez pas aux doutes répétés (waswâs : idées obsédantes) : n'en tenez pas compte. Si le doute devient une certitude (vous êtes sûr d'avoir fait 6 tours), complétez ce qui manque. Astuce : un compteur à bague ou sept petits cailloux dans la poche ne tombent jamais en panne.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les autres savants retiennent toujours le plus petit nombre, même si l'autre semble plus probable. Les malikites traitent le doute arrivé après la fin comme un doute pendant le tawâf : on retient le plus petit nombre. Certains hanafites demandent de refaire le tour où le doute est apparu. Dar al-Iftâʾ d'Égypte a jugé valide un tawâf où le doute était venu après coup.
Sources
En bref
Si peu de temps a passé, complétez le tour manquant. Après une longue pause, refaites le tawâf (tours autour de la Kaʿba) en entier.
Les tours doivent se suivre. Une courte pause de deux ou trois minutes ne pose pas de problème. Selon Ibn ʿUthaymîn, une longue pause d'une ou deux heures annule les tours déjà faits. Si vous avez déjà fait le saʿy (marche entre Safâ et Marwa) ou coupé vos cheveux, demandez à un savant sur place.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Un avis juge la continuité seulement recommandée. L'avis le plus prudent, suivi par islamqa, la juge obligatoire.
En bref
Oui, c'est une aide permise. Mais c'est vous qui restez responsable du compte des tours du tawâf (tours autour de la Kaʿba).
Rien n'impose une façon de compter : doigts, chapelet ou appareil. Une application peut se tromper : GPS imprécis dans la mosquée, écran verrouillé. Si l'appareil et votre mémoire ne sont pas d'accord, appliquez la règle du doute : gardez le plus petit nombre. Ne faites pas le tawâf les yeux sur l'écran : vous gênez les autres et perdez la concentration. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Lien vers cette questionEn bref
Oui. Le tawâf (tours autour de la Kaʿba) à l'étage ou sur le toit est valable tant que vous restez dans la mosquée, même si vous pourriez marcher en bas.
Les étages font partie de la mosquée. Un tour y prend 15 à 20 minutes, mais il y a souvent moins de monde. Des voies sont prévues pour les fauteuils et les scooters. Les piliers et les murs entre vous et la Kaʿba n'annulent pas le tawâf. Tourner au-dessus de la galerie du saʿy (Masʿâ) n'est pas valable selon islamqa, car elle est hors de la mosquée. Si la foule vous y pousse, revenez dans la mosquée dès qu'un espace se libère.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les chafiʿites retiennent clairement la validité, même plus haut que la Kaʿba. Quelques juristes anciens l'ont discutée, mais l'avis appliqué aujourd'hui à La Mecque l'accepte.
Sources
En bref
Ce tour ne compte pas. Le Hijr fait partie de la Kaʿba : passer à l'intérieur, c'est ne pas en faire le tour.
Ibn ʿUthaymîn parle d'une « erreur très grave ». Le tawâf (tours autour de la Kaʿba) n'est valable que s'il englobe toute la Kaʿba, Hijr compris. Refaites le tour concerné par l'extérieur du muret, puis terminez vos sept tours. Si vous êtes passé dedans à chaque tour, il faut refaire le tawâf.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les écoles s'accordent sur la non-validité du tour. Le rattrapage peut varier dans le détail : demandez sur place si plusieurs tours sont concernés.
En bref
Non. C'est une sunna (pratique recommandée du Prophète ﷺ) si c'est facile. Dans la foule, un simple signe de la main suffit.
ʿUmar l'a embrassée en disant : « Je sais que tu n'es qu'une pierre ». Il suivait simplement le Prophète ﷺ. Bousculer, faire mal ou se mettre en danger pour l'atteindre est interdit. Le Prophète ﷺ a fait le tawâf sur sa monture et faisait un signe vers la Pierre à chaque passage. Les femmes évitent la cohue avec les hommes.
Sources
En bref
Touchez-le de la main si c'est facile, sans l'embrasser. Sinon, passez sans faire de signe.
Le Prophète ﷺ ne touchait que les deux coins dits yéménites : celui de la Pierre noire et le coin yéménite. On ne dit pas « Allâhu akbar » au coin yéménite et on ne fait pas de geste de loin. Entre ce coin et la Pierre noire, il est recommandé de dire : « Rabbanâ âtinâ fid-dunyâ ḥasana, wa fil-âkhirati ḥasana, wa qinâ ʿadhâban-nâr » (Seigneur, donne-nous le bien ici-bas et dans l'au-delà, et protège-nous du feu).
Les savants ne sont pas tous d’accord
Quelques détails du geste varient selon les écoles, mais aucune n'en fait une obligation.
Sources
En bref
Pendant le tawâf (tours autour de la Kaʿba), la sunna est de toucher seulement la Pierre noire et le coin yéménite.
Ibn ʿUmar n'a vu le Prophète ﷺ toucher que ces deux coins. Toucher les autres coins, les murs ou la Kiswa n'est pas un rite. Beaucoup de savants recommandent toutefois de se tenir au multazam (le mur entre la Pierre noire et la porte) pour invoquer, comme l'ont fait des Compagnons. Attention : la Kiswa et ce mur sont souvent parfumés. En ihram (état de sacralisation), évitez de les toucher.
En bref
Seulement pendant le tawâf (tours autour de la Kaʿba) de la ʿOmra, du début à la fin. Pas avant, et pas pendant le saʿy.
Passez le milieu du ridâʾ (pièce du haut de la tenue) sous l'aisselle droite. Rejetez les deux pans sur l'épaule gauche. Après le septième tour, recouvrez l'épaule droite avant les deux rakʿa (unités de prière). Beaucoup gardent l'épaule découverte dès le miqât : ce n'est pas la sunna. Les femmes ne le font pas.
En bref
Sur les trois premiers tours seulement. Ensuite, marchez normalement pendant les quatre autres.
Le ramal (pas rapide et court) est une sunna pour les hommes, pas une obligation. Si la foule vous en empêche, marchez normalement. Si vous accompagnez une femme ou un parent âgé que vous risquez de perdre, restez avec eux et laissez le ramal. Les femmes ne le font pas : Ibn al-Mundhir rapporte un consensus.
En bref
Oui. L'idṭibâʿ (épaule droite découverte) et le ramal (pas rapide) sont des sunnas. Votre tawâf est valable, sans compensation.
On ne rattrape pas le ramal sur les tours suivants. L'essentiel du tawâf (tours autour de la Kaʿba) est fait : ne vous inquiétez pas.
En bref
Non. Les invocations du tawâf (tours autour de la Kaʿba) sont libres, dans la langue de votre choix.
Seuls deux moments ont une formule de la sunna. On dit « Allâhu akbar » au coin de la Pierre noire. On dit « Rabbanâ âtinâ… » entre le coin yéménite et la Pierre. Le reste du temps : dhikr (rappel d'Allah), Coran, invocations personnelles, en arabe ou en français. Les livrets « invocation du 1er tour, du 2e tour… » n'ont pas de base dans la sunna.
En bref
Oui, cela semble permis comme aide, puisque les invocations du tawâf (tours autour de la Kaʿba) sont libres. Restez concentré et attentif à la foule.
Lire le Coran ou des invocations est permis pendant le tawâf. Le téléphone ne change pas la règle. Un guide audio qui vous rappelle quoi dire est une aide, à condition de continuer à invoquer vous-même. Gardez un volume bas pour entendre les consignes de sécurité. Ne bloquez pas le flux et ne filmez pas. Ne lisez pas une liste « par tour » en la croyant obligatoire. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Sources
En bref
Oui, parler n'annule pas le tawâf (tours autour de la Kaʿba). Mais dites du bien et restez bref.
D'après un hadith, le tawâf est comme la prière, sauf que la parole y est permise. Celui qui parle ne doit dire que du bien. Un appel bref pour retrouver un proche ne pose pas de problème. Le mieux est de mettre le téléphone en silencieux. Si vous perdez le compte des tours, appliquez la règle du doute.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Certains spécialistes du hadith jugent que cette parole vient d'Ibn ʿAbbâs (mawqûf : attribuée à un Compagnon) et non du Prophète ﷺ. La règle pratique, parole permise, n'est pas contestée.
En bref
Arrêtez-vous. Après une courte pause, reprenez à l'endroit exact où vous étiez. Après une longue pause, recommencez le tawâf (tours autour de la Kaʿba).
Une pause courte pour un besoin est permise : boire de l'eau de Zamzam, souffler, retrouver un proche. Reprenez ensuite à l'endroit où vous vous êtes arrêté, sans revenir à la Pierre noire. Selon Ibn ʿUthaymîn, une longue pause d'une ou deux heures casse la continuité : on recommence. Si vous perdez vos ablutions aux toilettes, voyez la question sur les ablutions perdues. Un enfant perdu passe avant tout : allez le chercher sans hésiter.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Un avis juge la continuité seulement recommandée. L'avis prudent est de recommencer après une longue pause. Certains savants conseillent aussi de recommencer le tour interrompu depuis la Pierre noire.
Sources
En bref
Priez deux rakʿa (unités de prière) après le tawâf, derrière le Maqâm Ibrâhîm (la pierre où se tenait Ibrâhîm) si c'est facile. Sinon, n'importe où dans la mosquée, et même en dehors.
Recouvrez d'abord l'épaule droite. Dans la première rakʿa, récitez la Fâtiḥa puis « Qul yâ ayyuhal-kâfirûn ». Dans la seconde, la Fâtiḥa puis « Qul huwa Allâhu aḥad ». ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb les a déjà priées hors de la mosquée. Ne bloquez pas les personnes qui tournent pour prier juste derrière le Maqâm.
Les savants ne sont pas tous d’accord
La majorité, dont les malikites, en fait une sunna appuyée. Les hanafites les jugent obligatoires (wâjib). Personne n'exige l'emplacement exact derrière le Maqâm.
Sources
En bref
Ce n'est pas un rite obligatoire, mais c'est une belle sunna (pratique du Prophète ﷺ).
Le Prophète ﷺ a bu de l'eau de Zamzam pendant son pèlerinage, debout. Un hadith dit que l'eau de Zamzam « est pour ce pour quoi on la boit ». Vous pouvez donc faire une invocation en buvant. Aucun nombre de gorgées n'est imposé.
Les savants ne sont pas tous d’accord
L'authenticité du hadith « pour ce pour quoi on la boit » est discutée : bon pour plusieurs savants, faible pour d'autres.
Sources
En bref
Arrêtez le tawâf (tours autour de la Kaʿba) et sortez de la mosquée. Vous le recommencerez du début une fois pure, après le ghusl (grand lavage).
Selon la majorité des savants, le tawâf n'est pas valable pendant les règles. Les tours faits avant ne comptent pas, car le tawâf se fait d'un seul tenant. Vous restez en ihram (état de sacralisation) en attendant. Ne paniquez pas : ʿÂʾisha a vécu la même situation et le Prophète ﷺ l'a rassurée.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites jugent valable le tawâf fait en état d'impureté, mais imposent un sacrifice. Ils demandent quand même de le refaire si possible.
En bref
Vous n'avez pas péché, car vous ne saviez pas. Mais le tawâf (tours autour de la Kaʿba) doit être refait une fois pure.
Selon Ibn ʿUthaymîn, le tawâf fait pendant les règles n'est pas valable, même par ignorance. Le saʿy (marche entre Ṣafâ et Marwa), lui, peut rester valable. Tant que le tawâf n'est pas refait, la vie intime avec le mari reste interdite. Une autre ʿOmra faite ensuite ne remplace pas ce tawâf.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Pour les hanafites, le tawâf est valable, mais un sacrifice est dû s'il n'est pas refait.
En bref
Changez la couche avant le tawâf (tours autour de la Kaʿba). Pour la majorité, porter une couche souillée pose problème pour la validité.
Les chafiʿites, les malikites et les hanbalites exigent la propreté des vêtements pour le tawâf, comme pour la prière. Pour eux, porter une impureté (najâsa) peut annuler le tawâf. Prévoyez des couches de rechange et changez l'enfant avant d'entrer dans le Masjid al-Ḥarâm. Si l'enfant se salit en plein tawâf, demandez à un savant de votre école s'il faut refaire le tawâf.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Des savants hanafites jugent le tawâf valable dans ce cas, mais déconseillé.
En bref
Oui, selon l'avis le plus juste. Un seul tawâf (tours autour de la Kaʿba) et un seul saʿy (marche entre Safâ et Marwa) suffisent pour vous deux.
Si l'enfant marche, il fait ses tours lui-même. S'il ne marche pas mais comprend, chacun a son intention, et un seul tawâf suffit. S'il est tout petit, vous formez l'intention pour vous et pour lui. C'est l'avis d'Ibn Bâz et d'Ibn Jibrîn. Faire un tawâf pour vous puis un pour l'enfant reste plus prudent si vous en avez la force.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Certains savants demandent de faire le rite pour soi, puis à nouveau pour l'enfant. Islam Q&A juge cet avis moins juste.
Sources
En bref
Restez calme et prévenez tout de suite un agent ou un policier. Vous pouvez interrompre le tawâf (tours autour de la Kaʿba) ou le saʿy pour chercher votre enfant.
Islam Q&A cite « chercher un proche perdu » parmi les pauses permises. Vous reprenez ensuite là où vous vous étiez arrêté. Avant d'entrer, fixez avec vos enfants un point de rendez-vous facile, par exemple un numéro de porte. Apprenez-leur à aller vers un agent en uniforme et à ne pas suivre un inconnu.
Sources
En bref
Oui, si vous en avez besoin (âge, maladie, handicap, grossesse, grande fatigue). Votre tawâf (tours autour de la Kaʿba) et votre saʿy (marche entre Safâ et Marwa) sont valables, sans compensation.
Le Prophète ﷺ a fait le tawâf et le saʿy sur sa monture lors du pèlerinage d'adieu (Muslim). Il a dit à Umm Salama, malade, de tourner sur une monture derrière les gens (al-Bukhârî). Le scooter électrique suit la même règle. Choisissez les heures calmes, souvent tard dans la nuit ou en milieu de matinée. Faites des pauses entre le tawâf et le saʿy, et emportez vos médicaments et votre ordonnance. Fauteuils gratuits, accompagnateurs et scooters : voir https://visitearabie.com/mobilite/
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites et les malikites demandent de marcher à celui qui le peut sans difficulté. Sans besoin réel, ils prévoient une compensation. Pour une personne dans le besoin, il n'y a pas de divergence.
Sources
En bref
Oui, selon l'avis qui permet un seul tawâf (tours autour de la Kaʿba) pour celui qui porte et celui qui est porté. Chacun forme sa propre intention.
Votre père, adulte et conscient, forme lui-même son intention. Vous formez la vôtre. Les fatwas citées acceptent un seul tawâf pour le porteur et la personne portée. Le fauteuil n'est qu'un moyen de transport. Pour la prudence maximale, faites votre tawâf à part. À confirmer auprès d'un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Certains savants exigent deux tawâfs séparés quand on porte quelqu'un.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Lien vers cette questionÉtape 7 sur 11
La marche entre Safâ et Marwa : ordre, pauses et cas particuliers. 11 questions
En bref
Continuez votre saʿy (marche entre Safâ et Marwa) : il est valable sans ablutions.
Selon les quatre imams, la pureté n'est pas une condition du saʿy. Il est seulement préférable d'être en état d'ablutions. Pensez à refaire vos ablutions avant la prochaine prière.
En bref
Commencez le saʿy (marche entre Safâ et Marwa) par Safâ. En approchant, récitez « Inna ṣ-Ṣafâ wal-Marwata min shaʿâʾiri Llâh » et dites « Nous commençons par ce par quoi Allah a commencé ».
Montez sur Safâ et tournez-vous vers la Kaʿba. Levez les mains, glorifiez Allah et invoquez, trois fois. Le verset se récite une seule fois, au tout début, pas à chaque passage.
Sources
En bref
Le premier trajet, de Marwa vers Safâ, ne compte pas. Ajoutez un trajet pour terminer votre saʿy (marche entre Safâ et Marwa) à Marwa.
Le saʿy doit commencer à Safâ, comme le Prophète ﷺ l'a fait. Le trajet fait dans le mauvais sens sert seulement à vous amener à Safâ. Comptez donc à partir de Safâ, et faites sept trajets complets. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
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Deux trajets. Safâ vers Marwa compte pour un, Marwa vers Safâ pour deux. Il en faut sept : vous finissez donc à Marwa.
Dans le saʿy (marche entre Safâ et Marwa), chaque passage d'une colline à l'autre compte pour un. Si vous terminez à Safâ, vous avez fait huit trajets ou mal compté.
En bref
Même règle que pour le tawâf : retenez le plus petit nombre et complétez les trajets du saʿy (marche entre Safâ et Marwa).
Ibn ʿUthaymîn applique la même règle à tout rite. Pendant le rite, on complète ce dont on doute. Après la fin, le doute ne compte pas. Astuce : à Safâ, vous avez fait un nombre pair de trajets ; à Marwa, un nombre impair.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les malikites traitent aussi le doute arrivé après la fin comme un doute pendant le rite.
En bref
Les hommes accélèrent le pas entre les deux repères verts. Les femmes marchent normalement.
Pendant le saʿy (marche entre Safâ et Marwa), cette course est une sunna, pas une obligation. Si vous êtes âgé, malade ou en fauteuil, ne vous forcez pas. Ne bousculez personne. Pour les femmes, Ibn al-Mundhir rapporte un consensus : elles ne courent pas. Un homme qui accompagne une femme qui risque de se perdre peut marcher avec elle.
Sources
En bref
Oui. Les étages du Masʿâ (galerie du saʿy) sont au-dessus du parcours entre Safâ et Marwa : le saʿy y est valable.
Ce qui compte est d'aller de Safâ à Marwa, sur toute la longueur. Aux étages, les deux collines sont signalées : allez bien jusqu'au bout de chaque extrémité. Les autorités saoudiennes organisent officiellement le saʿy sur plusieurs niveaux. L'espace au-dessus d'un lieu de rite a le statut de ce lieu, comme pour le tawâf aux étages.
Les savants ne sont pas tous d’accord
L'élargissement du Masʿâ en 2008 a été discuté par certains savants. Les autorités religieuses saoudiennes l'ont validé.
En bref
Oui pour une courte pause : priez ou reposez-vous, puis reprenez le saʿy (marche entre Safâ et Marwa) là où vous étiez. Pour une longue séparation, les avis divergent.
Pour la prière en groupe, Ibn Bâz et Ibn ʿUthaymîn disent de reprendre à l'endroit où l'on s'était arrêté, sans revenir au début du trajet. Il y a des bancs et des fontaines de Zamzam le long du Masʿâ. Vous pouvez aussi finir les trajets restants en fauteuil. Restez en ihram (état de sacralisation) tant que le saʿy et la coupe ne sont pas faits. L'idéal reste d'enchaîner, comme le Prophète ﷺ. Ne reportez pas au lendemain sans raison.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Selon l'imam Aḥmad (rapporté par Ibn Qudâma) et islamqa (n° 81), la continuité du saʿy est seulement recommandée : on peut le retarder pour se reposer, jusqu'au soir. Les malikites et Ibn ʿUthaymîn exigent la continuité : après une longue interruption, ils demandent de recommencer. Les hanafites conseillent de le faire juste après le tawâf, mais permettent de le retarder en cas de besoin.
Sources
En bref
C'est une erreur d'ordre. Le plus sûr est de refaire le saʿy (marche entre Safâ et Marwa) après votre tawâf.
Ibn ʿUthaymîn juge l'ordre tawâf puis saʿy obligatoire pour la ʿOmra. Ibn Bâz accepte la validité, car le Prophète ﷺ a dit « pas de mal » pour l'ordre des actes. Mais il recommande de refaire le saʿy après le tawâf. Si vous êtes encore à La Mecque, refaites-le.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Ibn Bâz : valable, mais refaire est recommandé. Ibn ʿUthaymîn : non valable pour la ʿOmra. Les hanafites jugent invalide un saʿy fait avant au moins quatre tours de tawâf.
Sources
En bref
Votre ʿOmra n'est pas annulée, mais elle n'est pas terminée. Remettez la tenue d'ihram (état de sacralisation), faites le saʿy (marche entre Safâ et Marwa), puis coupez à nouveau vos cheveux.
On ne sort de l'ihram qu'après le tawâf et le saʿy. Par oubli ou ignorance, il n'y a pas de péché pour ce que vous avez fait entre-temps. Rattrapez dès que possible. Si vous êtes déjà rentré dans votre pays, demandez à un savant : la solution recommandée est de revenir.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Pour la fidya (compensation), les avis divergent. Cheveux coupés : l'avis connu des quatre écoles, dont les malikites, demande une compensation même par oubli ; Ibn ʿUthaymîn et Ibn Bâz ne demandent rien. Parfum ou vêtement par oubli : rien chez les chafiʿites et les hanbalites ; compensation chez les hanafites ; chez les malikites, si l'oubli a duré assez pour en profiter. Suivez votre école ou demandez à un savant.
Sources
En bref
Oui. Le saʿy (marche entre Ṣafâ et Marwa) ne demande pas d'être pure. Vous pouvez le faire, puis couper vos cheveux.
Le comité permanent des savants (al-Lajna ad-Dâʾima) et Ibn ʿUthaymîn le confirment. Selon la majorité, l'espace du saʿy est hors de la salle de prière. Il est seulement préférable d'être en état de pureté. Votre ʿOmra est alors complète.
Étape 8 sur 11
Raser ou raccourcir, qui coupe, et que faire en cas d'oubli. 10 questions
En bref
Les deux sont permis. Le rasage est meilleur. Si vous raccourcissez, coupez sur toute la tête.
Le Prophète ﷺ a invoqué trois fois pour ceux qui se rasent et une fois pour ceux qui raccourcissent. Ne coupez pas trois mèches sur le côté : raccourcissez l'ensemble de la tête. La tondeuse est pratique pour couper partout de façon égale. Cette coupe vous fait sortir de l'ihram (état de sacralisation).
Les savants ne sont pas tous d’accord
Malikites et hanbalites : toute la tête. Hanafites : au moins un quart. Chafiʿites : au minimum trois cheveux, mais ils recommandent davantage.
Sources
En bref
Oui, vous pouvez couper vous-même. Le plus sûr est que celui qui vous coupe soit déjà sorti de l'ihram (état de sacralisation), ou ait au moins fini son tawâf et son saʿy.
Aller chez un coiffeur n'est pas obligatoire. Un pèlerin qui a fini son tawâf et son saʿy coupe d'abord ses propres cheveux. Il peut ensuite couper ceux de son épouse ou d'un autre pèlerin. Une femme ne se fait pas couper les cheveux par un homme étranger.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Pour les chafiʿites et les hanbalites, un pèlerin encore en ihram peut couper les cheveux d'une personne qui a fini ses rites. Les hanafites lui demandent alors une petite aumône.
Sources
En bref
Si vous n'avez vraiment aucun cheveu, l'obligation tombe. Passer le rasoir sur la tête est recommandé par prudence.
Ibn Qudâma recommande de passer le rasoir. Ibn ʿUthaymîn le juge inutile si vous êtes certain de n'avoir aucun cheveu. Il le juge préférable s'il en reste quelques-uns. S'il reste des zones de cheveux, coupez-les pour sortir de l'ihram (état de sacralisation).
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites rendent obligatoire le passage du rasoir. Les trois autres écoles le recommandent.
Sources
En bref
Votre ʿOmra n'est pas annulée, mais elle n'est pas terminée. Coupez vos cheveux dès que vous vous en souvenez, où que vous soyez.
Tant que vous n'avez pas coupé, vous restez en ihram (état de sacralisation). Homme : remettez la tenue et coupez au plus vite. Pour ce que vous avez fait entre-temps par oubli ou ignorance, il n'y a pas de péché. Arrêtez tout interdit dès que vous vous en rendez compte.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Pour la fidya (compensation) des interdits faits entre-temps, les avis divergent. Parfum, vêtement, tête couverte : rien chez les chafiʿites et les hanbalites (Ibn Bâz, Ibn ʿUthaymîn) ; compensation chez les hanafites ; chez les malikites, si l'oubli a duré assez pour en profiter. Cheveux ou ongles coupés : compensation même par oubli selon l'avis connu des quatre écoles, dont les malikites ; Ibn ʿUthaymîn ne demande rien. Les hanafites ajoutent que la coupe se fait normalement dans le territoire sacré (Ḥaram). Suivez votre école ou demandez à un savant.
Sources
En bref
C'est interdit avant la fin des rites. Par ignorance, il n'y a pas de péché : terminez vos rites, puis coupez à nouveau.
La coupe vient après le tawâf (tours autour de la Kaʿba) et le saʿy (marche entre Safâ et Marwa). Si vous avez coupé trop tôt sans savoir, faites ce qui manque. Coupez ensuite, ou passez le rasoir, pour sortir de l'ihram (état de sacralisation).
Les savants ne sont pas tous d’accord
Pour la fidya (compensation), couper ses cheveux en ihram demande une compensation même par ignorance, selon l'avis connu des quatre écoles, dont les malikites. Ibn ʿUthaymîn et islamqa ne demandent rien par ignorance : c'est un avis minoritaire. Suivez votre école ou demandez à un savant.
En bref
Si vos cheveux n'ont pas repoussé, il n'y a rien à couper : vous sortez de l'ihram (état de sacralisation) après le saʿy. S'ils ont un peu repoussé, passez le rasoir.
C'est pourquoi beaucoup conseillent de raccourcir pour la première ʿOmra et de raser pour la seconde. Si vous êtes sorti de l'ihram alors qu'il restait des cheveux, remettez la tenue et coupez.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les savants divergent sur l'intérêt de multiplier les ʿOmras pendant un même séjour. La majorité le permet. Des contemporains, dont Ibn ʿUthaymîn, préfèrent multiplier les tawâfs.
En bref
Oui. Coupez vos cheveux et votre ʿOmra est terminée.
Ce qui vient après le tawâf (tours autour de la Kaʿba) ne demande pas de pureté rituelle. Les règles arrivées après le tawâf ne touchent donc pas la ʿOmra. Vous sortez de l'ihram (état de sacralisation) normalement.
Sources
En bref
La longueur d'un bout de doigt (environ 1 à 2 cm), prise sur l'ensemble des cheveux. La femme ne se rase jamais la tête.
Ibn ʿUmar a indiqué la longueur d'un bout de doigt. Rassemblez vos cheveux (ou chaque tresse) et coupez l'extrémité. La femme raccourcit seulement, d'après le hadith d'Ibn ʿAbbâs. L'imam Mâlik disait qu'il n'y a pas de mesure fixe, du moment qu'on coupe un peu de l'ensemble des cheveux. La coupe se fait après le saʿy (marche entre Ṣafâ et Marwa), dans un endroit discret comme l'hôtel.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Chafiʿites : quelques cheveux suffisent au minimum. Hanafites : au moins un quart de la chevelure. Malikites et hanbalites : un peu de toute la chevelure. Couper sur l'ensemble est le plus sûr.
Sources
En bref
Seulement après la fin complète de la ʿOmra : tawâf (tours autour de la Kaʿba), saʿy, puis coupe des cheveux.
Si vous avez vos règles et n'avez pas encore fait le tawâf, vous êtes toujours en ihram (état de sacralisation) : la vie intime est interdite. C'est aussi le cas si un tawâf fait pendant les règles doit être refait. Les caresses avec désir sont aussi interdites pendant l'ihram.
En bref
Si le médecin déconseille le rasage, raccourcissez doucement les cheveux avec des ciseaux. Raccourcir suffit pour sortir de l'ihram (état de sacralisation).
Pour l'homme, raser est meilleur, mais raccourcir est valable. Avec un crâne fragile, les ciseaux suffisent. S'il n'y a vraiment rien à couper, Ibn Qudâma recommande de passer le rasoir sur la tête, sans appuyer. Ibn ʿUthaymîn le juge inutile si aucun cheveu ne reste. À confirmer auprès d'un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites rendent obligatoire le passage du rasoir sur un crâne sans cheveux. Les trois autres écoles le recommandent.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Sources
Étape 9 sur 11
Prière, autres ʿOmras, visites et vie pratique pendant votre séjour. 36 questions
En bref
Pas depuis l'hôtel. Sortez du territoire sacré (Ḥaram), par exemple à Tanʿîm (mosquée de ʿÂʾisha) ou à Jiʿrâna, et prenez l'ihram (état de sacralisation) là-bas.
Le Prophète ﷺ a demandé à ʿAbd ar-Rahmân d'emmener sa sœur ʿÂʾisha à Tanʿîm pour qu'elle y prenne l'ihram de la ʿOmra. Les habitants de La Mecque ne prennent l'ihram chez eux que pour le Hajj, pas pour la ʿOmra. Celui qui est venu travailler sans intention de ʿOmra prend lui aussi l'ihram depuis Tanʿîm. Si vous avez pris l'ihram depuis l'hôtel sans sortir, demandez à un savant ce que vous devez.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Faire plusieurs ʿOmras dans un même séjour est permis selon la majorité (Ibn Bâz). Ibn Taymiyya, des hanbalites et Ibn ʿUthaymîn préfèrent multiplier les tawâfs (tours autour de la Kaʿba), car les Compagnons ne répétaient pas la ʿOmra dans un même voyage.
Sources
En bref
Oui. Le téléphone et les photos ne font pas partie des interdits de l'ihram (état de sacralisation).
Les interdits de l'ihram sont précis : parfum, vêtements taillés à la forme du corps et tête couverte pour l'homme, niqâb et gants pour la femme, cheveux et ongles, rapports intimes, chasse. Le téléphone n'en fait pas partie. Restez toutefois concentré sur l'adoration. Pour les règles sur les photos dans les mosquées, voyez la question dédiée. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Lien vers cette questionEn bref
Il est déconseillé de prier en se retenant fortement. Si possible, allez aux toilettes, refaites vos ablutions et priez ensuite, même seul.
Le Prophète ﷺ a dit : « Pas de prière en présence de la nourriture, ni quand on retient les deux besoins. » Se retenir empêche la concentration. Si l'envie est légère, vous pouvez prier. Au Masjid al-Ḥarâm, allez aux toilettes bien avant l'adhân (appel à la prière) : les files sont longues juste avant. À confirmer auprès d'un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Selon la majorité, la prière faite en se retenant reste valable, mais elle est déconseillée.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Sources
En bref
Selon la majorité, dont les malikites, si vous comptez rester plus de quatre jours, vous priez normalement (4 rakʿa, unités de prière). Pour quatre jours ou moins, vous pouvez raccourcir.
C'est l'avis d'Ibn Bâz et des écoles malikite, chafiʿite et hanbalite. Les chafiʿites ne comptent ni le jour d'arrivée ni celui du départ. Dans tous les cas, priez de préférence en groupe à la mosquée. Derrière l'imam, vous suivez son nombre de rakʿa.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites fixent la limite à 15 jours : en dessous, on raccourcit quand on prie seul.
Sources
En bref
4 rakʿa (unités de prière). Le voyageur qui prie derrière un imam résident complète sa prière comme lui.
Il n'est pas permis de saluer après deux rakʿa et de quitter l'imam. Si vous arrivez en retard, complétez ce qui vous manque pour arriver à 4. Ne laissez pas la prière en groupe pour faire une prière raccourcie seul.
Sources
En bref
Selon les chafiʿites et les hanbalites, le regroupement est permis au voyageur, surtout en cas de besoin. À La Mecque, il vaut mieux prier chaque prière à son heure avec l'imam.
Le regroupement (dhuhr avec ʿasr, maghrib avec ʿishâʾ) est lié au voyage ou à une vraie difficulté. Si votre séjour dépasse quatre jours, la majorité ne vous considère plus comme voyageur. Prier en groupe au Masjid al-Ḥarâm a une grande récompense. N'y renoncez pas pour regrouper seul à l'hôtel.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites n'autorisent le regroupement qu'à ʿArafa et Muzdalifa.
Sources
En bref
Pour la majorité des savants, elle n'est pas obligatoire pour le voyageur. Si vous la priez avec les gens, elle est valable et remplace le dhuhr (prière de midi).
Le Prophète ﷺ n'a pas fait la prière du vendredi pendant ses voyages, y compris lors du Pèlerinage d'adieu. À La Mecque, la prière du vendredi au Masjid al-Ḥarâm est une occasion rare : y assister est très recommandé.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Hanbalites : elle devient obligatoire pour le voyageur qui reste assez longtemps pour ne plus pouvoir raccourcir.
En bref
Si vous êtes d'un autre côté de la Kaʿba que l'imam, il n'y a pas de problème. Du même côté et devant lui, la majorité juge la prière nulle ; les malikites la jugent valable en cas de nécessité.
On n'est « devant l'imam » que si l'on fait face au même mur de la Kaʿba que lui. Autour de la Kaʿba, être plus près qu'un imam situé d'un autre côté est permis. Évitez de vous placer devant l'imam du même côté si vous le pouvez.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Hanafites, chafiʿites, hanbalites : prière nulle. Malikites : valable mais déconseillée, sauf nécessité comme la foule, et si l'on peut suivre l'imam.
Sources
En bref
Oui, si les rangs sont reliés jusqu'à la mosquée et que vous pouvez suivre l'imam, en le voyant ou en l'entendant.
La fatwa de l'AMJA pose trois conditions : des rangs continus, pouvoir suivre l'imam, et un besoin comme la foule. Vérifiez que le sol est propre, avec un tapis ou un tissu propre. Ne bloquez pas les passages de secours.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les écoles diffèrent sur ce qui compte comme « rangs reliés ». Les hanafites sont plus stricts.
Sources
En bref
Selon la majorité des savants, la prière est valable, mais c'est contraire à la sunna (pratique du Prophète ﷺ). Évitez-le autant que possible.
Ibn ʿUthaymîn dit que c'est permis selon les juristes, mais que la sunna est que les femmes soient derrière les hommes. La foule de La Mecque est une excuse reconnue. Au Masjid al-Ḥarâm, des espaces sont réservés aux femmes : essayez d'y aller tôt. Sinon, laissez un petit espace ou placez-vous derrière. Les hommes, de leur côté, évitent de se placer derrière des femmes.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites considèrent que la prière de l'homme peut être annulée si une femme prie à côté de lui, dans certaines conditions. Certains hanafites font une exception pour la foule du Masjid al-Ḥarâm.
Sources
En bref
Non, votre prière n'est pas annulée. Plusieurs savants ont donné une facilité au Masjid al-Ḥarâm, à cause de la foule.
Passer devant celui qui prie est normalement interdit. Au Masjid al-Ḥarâm, avec la foule, de nombreux savants l'ont toléré. Évitez quand même de passer devant quelqu'un si vous avez un autre chemin. Priez si possible derrière un pilier ou un objet (sutra, objet posé devant celui qui prie).
Les savants ne sont pas tous d’accord
Cette facilité n'est pas admise par tous les savants.
Sources
En bref
Oui. Le sol est considéré comme pur tant que vous ne voyez pas avec certitude une impureté (najâsa, saleté rituelle).
Deux règles s'appliquent : la certitude n'est pas levée par le doute, et la base des choses est la pureté. Des traces de pas ou de la poussière ne sont pas une impureté. Si vous voyez une salissure nette, déplacez-vous ou posez un tissu propre. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Lien vers cette questionEn bref
Prier avec des chaussures propres est permis en principe, mais on les enlève sur les tapis de la mosquée par respect. Prier en chaussettes ne pose aucun problème.
Le Prophète ﷺ a prié avec ses sandales. Ibn ʿÂbidîn précise qu'on évite de les porter là où l'on craint de salir les tapis. Au Masjid al-Ḥarâm, rangez vos chaussures dans un sac ou un casier. Gardez-les avec vous, car on les perd facilement.
Sources
En bref
Non, ce n'est pas obligatoire pour la ʿOmra seule. Le tawâf d'adieu (tours d'adieu autour de la Kaʿba) est recommandé, surtout si vous êtes resté à La Mecque après.
C'est l'avis de la Lajna ad-Dâʾima (comité de fatwa saoudien, dont Ibn Bâz), qui le juge plus juste. Si vous partez juste après votre ʿOmra, votre tawâf de ʿOmra suffit. La femme en règles en est dispensée et peut partir sans sacrifice. Elle peut faire une invocation de loin, sans entrer dans la mosquée.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Quelques hanafites l'exigent si l'on est resté plus d'un jour à La Mecque après la ʿOmra. D'autres le jugent seulement méritoire.
Sources
En bref
Oui, si son incapacité est durable (grand âge, maladie sans espoir de guérison). Ce n'est pas permis pour une personne capable.
Le Prophète ﷺ a autorisé une femme à faire le Hajj pour son père, trop âgé pour tenir sur sa monture (al-Bukhârî). Pour une ʿOmra surérogatoire au nom d'un vivant incapable, Ibn Bâz et la Lajna ad-Dâʾima (comité permanent des fatwas) l'acceptent. Vous devez avoir fait votre propre ʿOmra avant, selon la majorité.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Ibn ʿUthaymîn ne l'accepte pas pour une ʿOmra surérogatoire d'un vivant. Ibn Qudâma exige la permission de la personne vivante. Chez les malikites, selon l'avis connu de l'école, la suppléance est déconseillée (makrûh) : pour un défunt, sauf s'il l'a léguée par testament, et pour un vivant. Faite quand même, elle est valable. À confirmer auprès d'un savant malikite.
En bref
Oui. Faire la ʿOmra au nom d'un parent décédé est permis et méritoire, selon la majorité des savants.
Si vous avez déjà fait votre propre ʿOmra par le passé, formulez l'intention pour votre parent dès le miqât (limite où l'on entre en ihram). Dites par exemple : « Labbayka ʿumratan ʿan ummî » (pour ma mère). Si vous faites votre propre ʿOmra pendant ce voyage, terminez-la d'abord. Puis sortez du territoire sacré (Ḥaram), en général à at-Tanʿîm, et entrez en ihram (état de sacralisation) pour votre parent. Un homme peut la faire pour une femme, et inversement.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Chez les malikites, selon l'avis connu de l'école, la suppléance est déconseillée (makrûh) : pour un défunt, sauf s'il l'a léguée par testament, et pour un vivant. Faite quand même, elle est valable. À confirmer auprès d'un savant malikite.
Sources
En bref
Oui, selon la majorité. Le Prophète ﷺ a dit à un homme qui faisait la talbiya pour Shubruma : « Fais d'abord pour toi, puis pour Shubruma. »
La talbiya est la formule « Labbayk… » que l'on répète en ihram. Ce hadith concerne le Hajj, et beaucoup de savants appliquent la même règle à la ʿOmra. Islamweb le pose comme condition pour la ʿOmra au nom d'un vivant malade. Si vous avez commencé pour autrui sans avoir fait la vôtre, demandez conseil : plusieurs savants disent qu'elle compte alors pour vous.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les hanafites permettent la suppléance avant d'avoir fait la sienne, tout en la déconseillant. Chez les malikites, selon l'avis connu de l'école, la suppléance est déconseillée (makrûh) : pour un défunt, sauf s'il l'a léguée par testament, et pour un vivant. Faite quand même, elle est valable. À confirmer auprès d'un savant malikite.
Sources
En bref
Non. On ne fait pas la ʿOmra au nom d'un vivant capable de la faire lui-même.
L'adoration doit être faite par la personne elle-même. Vous pouvez en revanche lui offrir le voyage. Vous pouvez aussi faire des invocations pour lui pendant votre ʿOmra.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Une fatwa hanafite permet d'offrir la récompense d'une ʿOmra à un vivant : c'est différent de la faire à sa place (voir la question suivante).
En bref
Il faut distinguer deux choses. Faire la ʿOmra pour quelqu'un se fait avec une seule intention, pour une seule personne. Offrir ensuite la récompense de sa ʿOmra est un autre sujet, permis par les hanafites.
Une ʿOmra se fait avec une seule intention : pour vous, ou pour une autre personne. Vous ne pouvez pas réunir deux personnes dans l'intention d'une même ʿOmra. Les hanafites permettent en revanche d'offrir la récompense d'une ʿOmra faite pour soi, à un vivant ou à un défunt. D'autres savants préfèrent une ʿOmra distincte, avec l'intention pour le proche dès le départ. Les invocations pour vos parents pendant votre ʿOmra sont permises par tous.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Le don de la récompense des actes d'adoration fait débat entre les écoles.
En bref
Non, selon Islam Q&A et Islamweb : une ʿOmra correspond à une seule personne. Faites une ʿOmra pour chacun.
Islamweb juge invalide de réunir plusieurs personnes dans une même intention de ʿOmra. Islam Q&A a une réponse dédiée à l'ihram (état de sacralisation) pour deux personnes. Si vous manquez de temps ou de force, faites-en une pour l'un, et invoquez pour l'autre.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Un avis hanafite permet de dédier la récompense d'une seule ʿOmra à plusieurs défunts.
En bref
Non, ce n'est pas obligatoire. Selon Ibn Bâz, l'intention dans le cœur suffit, même si vous oubliez le nom.
Vous pouvez dire « Labbayka ʿumratan ʿan … » en nommant la personne : c'est bien. Mais si le nom vous échappe, l'intention pour cette personne reste valable.
En bref
Pour ceux qui jugent la ʿOmra obligatoire, s'il en était capable, c'est une dette. On la fait pour lui, payée de préférence par sa succession.
Islam Q&A l'explique pour le pèlerinage : l'héritier la fait ou désigne quelqu'un, avant le partage de l'héritage. Le mandataire peut ne pas être un proche. S'il n'en avait pas les moyens, rien n'est dû. La faire pour lui reste un bienfait.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Pour les hanafites et les malikites, la ʿOmra n'est pas obligatoire : ce n'est donc pas une dette sur la succession. Chez les malikites, selon l'avis connu de l'école, la suppléance est déconseillée (makrûh) : pour un défunt, sauf s'il l'a léguée par testament, et pour un vivant. Faite quand même, elle est valable. À confirmer auprès d'un savant malikite.
Sources
En bref
Oui, c'est permis. Choisissez une personne pieuse, sérieuse, et qui connaît les règles.
Le mandataire doit faire la ʿOmra lui-même. Ibn ʿUthaymîn interdit de prendre plusieurs mandats pour les revendre à d'autres, moins cher. Méfiez-vous des forfaits « ʿOmra badal » (ʿOmra par procuration) trop bon marché. Privilégiez une personne de confiance et demandez une preuve (date, nom).
Les savants ne sont pas tous d’accord
Chez les malikites, selon l'avis connu de l'école, la suppléance est déconseillée (makrûh) : pour un défunt, sauf s'il l'a léguée par testament, et pour un vivant. Faite quand même, elle est valable. À confirmer auprès d'un savant malikite.
En bref
Oui. Islam Q&A le juge permis, et la récompense peut être dédiée au défunt.
C'est une aumône. Islam Q&A précise que ce n'est pas une ṣadaqa jâriya (aumône continue), car le bienfait ne dure pas dans le temps.
Sources
En bref
Oui, si sa maladie est durable et sans espoir de guérison, et si vous avez déjà fait votre propre ʿOmra.
Islamweb pose trois conditions : une incapacité incurable, votre propre ʿOmra déjà faite, et la délégation de la personne. Si la personne guérit plus tard, demandez à un savant si elle doit la refaire. La méthode est la même que pour soi : seule l'intention change.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Ibn Bâz n'exigeait pas la permission d'un parent incapable ; Ibn Qudâma l'exige. Chez les malikites, selon l'avis connu de l'école, la suppléance est déconseillée (makrûh) : pour un défunt, sauf s'il l'a léguée par testament, et pour un vivant. Faite quand même, elle est valable. À confirmer auprès d'un savant malikite.
En bref
Ce n'est ni un rite de la ʿOmra ni une sunna. Monter pour adorer est jugé innovation. Monter pour voir le lieu est permis selon Ibn ʿUthaymîn.
Le Prophète ﷺ n'est jamais retourné à Hira après la révélation, et les Compagnons n'y allaient pas. Al-Lajna ad-Dâʾima (comité saoudien des fatwas) dit que ce n'est ni un rite ni une sunna (pratique du Prophète ﷺ). Ibn ʿUthaymîn précise que monter pour regarder n'est pas blâmable. Y prier spécialement ou y chercher la baraka (bénédiction) n'a pas de base. La montée est longue et raide : prévoyez de l'eau et de bonnes chaussures.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Certains savants hanafites disent seulement que ce n'est pas une sunna du Hajj, sans l'interdire.
Sources
En bref
Même règle que Hira : pas de mérite religieux. Une visite pour l'histoire est permise selon Ibn ʿUthaymîn.
C'est là que le Prophète ﷺ et Abû Bakr se sont cachés pendant la Hijra (émigration vers Médine). Ibn ʿUthaymîn dit que visiter Thawr n'est pas une sunna (pratique du Prophète ﷺ). N'y faites pas de prière spéciale et ne prenez pas de pierres.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Certains savants hanafites disent seulement que ce n'est pas une sunna du Hajj, sans l'interdire.
Sources
En bref
Oui, pour voir le lieu, sans ihram (état de sacralisation). Mais ce n'est pas un rite de la ʿOmra.
Un avis hanafite précise que l'ihram n'est pas nécessaire pour visiter ʿArafa hors Hajj. Al-Lajna ad-Dâʾima (comité saoudien des fatwas) juge que monter le Jabal ar-Raḥma pour y prier n'est pas une sunna, même le jour de ʿArafa. Hors Hajj, c'est une simple visite de découverte. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
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Non. Cela n'a aucune base dans la Sunna, cela abîme le lieu et cela peut faire croire à une pratique religieuse.
Aucune preuve ne lie l'écriture d'un nom à une récompense. Islamqa.info rappelle que les actes d'adoration doivent venir du Coran et de la Sunna authentique. Écrire sur les rochers est aussi une dégradation, interdite par la loi. Faites plutôt une invocation sincère. À confirmer auprès d'un savant.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Un mufti hanafite a dit que ce n'est « pas du shirk » (association), sans dire que c'est permis.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
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Une photo rapide et discrète, sans gêner personne, est tolérée. Filmer pendant la prière ou le tawâf (tours de la Kaʿba), ou filmer les fidèles sans accord, est interdit.
Une interdiction des photos avait été annoncée en 2017. La règle la plus récente trouvée (mai 2026) dit qu'il n'y a pas d'interdiction totale. Les photos personnelles sont permises si elles ne gênent ni la circulation ni la prière. Il est interdit de photographier des gens qui prient sans leur accord, ou le personnel de sécurité. Le matériel professionnel et les trépieds peuvent être refusés. Une photo ne rend pas le tawâf invalide, mais elle enlève le recueillement : prenez-la après, loin de la foule. (Règle vérifiée en mai 2026, à revérifier dans l'application Nusuk.)
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les savants divergent sur la photographie en général. Tous déconseillent la photo-spectacle. Des muftis jugent les selfies devant la tombe irrespectueux, et plus graves s'ils servent à se montrer (riyâʾ : ostentation).
Sources
En bref
C'est fortement déconseillé. Un live détourne de l'adoration et filme souvent des fidèles sans leur accord.
Un live vous fait parler à votre téléphone au lieu de prier. Les savants mettent en garde contre le riyâʾ (recherche du regard des gens) dans l'adoration. Dans la Rawda (le Jardin, près de la tombe du Prophète ﷺ), votre temps est très court : chaque minute filmée est perdue pour l'invocation. Les règles officielles interdisent de gêner la circulation et de filmer les fidèles sans accord. Partagez plutôt après, hors de la mosquée, en floutant les visages. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Sources
En bref
Non. Filmer au-dessus des mosquées est interdit. Et faire entrer un drone en Arabie saoudite demande une autorisation : sans permis, n'en apportez pas.
Les drones sont strictement interdits autour des deux mosquées saintes. Seuls les médias officiels autorisés en utilisent. Pour entrer dans le pays avec un drone, il faut une autorisation préalable de l'aviation civile saoudienne (GACA) et plusieurs démarches. Sans ce permis, votre drone peut être retenu à la douane. (Règle vérifiée en octobre 2026, à revérifier auprès de la GACA.)
Sources
En bref
Oui, sans aucun problème.
Payer, acheter de l'eau, un ticket de bus ou un repas ne fait pas partie des interdits de l'ihram (état de sacralisation). Le commerce est même permis pendant le pèlerinage (Coran 2:198). Prévoyez une carte sans frais à l'étranger et un peu d'espèces en riyals.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
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Oui, le commerce et le travail sont permis pendant la ʿOmra. Mais évitez de filmer dans la mosquée et de mêler lives commerciaux et rites.
Le verset 2:198 a rassuré les Compagnons qui craignaient de commercer pendant le pèlerinage. Les savants précisent qu'il vaut mieux se consacrer aux rites. Travaillez à l'hôtel, en dehors des moments de tawâf (tours autour de la Kaʿba) et de prière. Le tournage dans les deux mosquées est encadré par les autorités (voir la question sur les photos). À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Lien vers cette questionEn bref
Oui, c'est permis selon la majorité (Ibn Bâz). Chaque ʿOmra commence hors du territoire sacré (Ḥaram), par exemple à at-Tanʿîm.
Faites d'abord la vôtre. Pour chaque ʿOmra suivante : sortie à at-Tanʿîm, ihram (état de sacralisation) et intention pour la personne, tawâf, saʿy, puis coupe des cheveux. Le Prophète ﷺ a envoyé ʿÂʾisha à at-Tanʿîm pour sa ʿOmra. Ménagez vos forces : la qualité compte plus que le nombre. Ne négligez pas les prières en groupe.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Ibn Taymiyya, des hanbalites et Ibn ʿUthaymîn préfèrent multiplier les tawâfs, car les Compagnons ne répétaient pas la ʿOmra dans un même voyage. Un avis hanafite juge aussi que plus de tawâfs vaut mieux que plus de ʿOmras surérogatoires.
Sources
En bref
Le Prophète ﷺ a dit qu'une ʿOmra en Ramadan équivaut à un Hajj en récompense. Elle ne remplace pas le Hajj obligatoire, et le voyageur peut rompre le jeûne.
La récompense est immense, mais l'obligation du Hajj reste. Le voyageur a le droit de rompre le jeûne et de rattraper plus tard (Coran 2:184). Beaucoup de pèlerins font le tawâf (tours autour de la Kaʿba) après la rupture du jeûne. Attendez-vous à une foule très dense, surtout les dix dernières nuits.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les écoles divergent sur la durée après laquelle on n'est plus voyageur à La Mecque : plus de 4 jours pour la majorité, 15 jours pour les hanafites (voir la question sur la prière du voyageur).
Étape 10 sur 11
La Mosquée du Prophète ﷺ, la Rawda et les visites de Médine. 30 questions
En bref
Oui. Médine ne fait pas partie des rites de la ʿOmra (petit pèlerinage). Votre ʿOmra est complète sans elle.
La ʿOmra se fait entièrement à La Mecque : ihram (état de sacralisation), tawâf, saʿy, puis rasage ou coupe. Visiter la mosquée du Prophète ﷺ est une sunna (pratique recommandée). Ce n'est ni une obligation ni un rite de la ʿOmra ou du Hajj. Beaucoup de pèlerins l'ajoutent à leur voyage, et c'est une très bonne chose.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Aucune sur le fait que ce n'est pas un rite. Dar al-Iftâʾ d'Égypte insiste davantage sur le mérite de la visite.
En bref
Tous les savants permettent de voyager pour prier dans la mosquée du Prophète ﷺ. Pour un voyage fait uniquement pour la tombe, il y a deux avis.
Le Prophète ﷺ a dit : « On ne prépare un voyage [pour une mosquée] que vers trois mosquées : la Mosquée sacrée, ma mosquée que voici et la mosquée al-Aqsa. » Islamqa.info conseille de faire l'intention de la mosquée. Le salut sur la tombe vient ensuite naturellement, une fois sur place. Le plus simple : faites l'intention de prier dans sa mosquée, puis saluez-le là-bas. Cela convient à tous les avis.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Avis restrictif : islamqa.info (Ibn Taymiyya, Ibn Bâz). Avis large : une partie des hanafites et des chafiʿites, et Dar al-Iftâʾ d'Égypte, pour qui le voyage pour visiter la tombe est lui-même une bonne action.
Sources
En bref
Les deux ordres sont permis. Choisissez selon votre vol et votre organisation.
Si vous commencez par Médine, vous prenez l'ihram (état de sacralisation) au miqât (limite où l'on entre en ihram) de Médine, Dhû l-Hulayfa, en descendant vers La Mecque. Si vous commencez par La Mecque, vous faites votre ʿOmra dès l'arrivée. Ensuite, vous montez à Médine sans ihram. Certains savants ont une préférence, mais tous jugent les deux ordres valables.
En bref
Non. On entre à Médine sans ihram (état de sacralisation).
L'ihram concerne seulement la ʿOmra et le Hajj, qui se font à La Mecque. Vous entrez à Médine en tenue normale. Si vous voulez refaire une ʿOmra en redescendant de Médine, vous prendrez l'ihram à Dhû l-Hulayfa, le miqât (limite où l'on entre en ihram) des gens de Médine.
En bref
Une prière y vaut mieux que mille prières ailleurs, sauf à la Mosquée sacrée de La Mecque.
C'est un hadith authentique rapporté par al-Bukhârî. C'est la raison principale du voyage vers Médine. Priez autant que possible les cinq prières en groupe dans la mosquée.
En bref
Non. Le hadith des 40 prières est jugé faible par de nombreux savants. Aucune durée minimale n'est imposée.
Le hadith « Celui qui prie 40 prières dans ma mosquée… » est rapporté par l'imam Aḥmad. Al-Albânî l'a jugé faible (munkar : rejeté). Ibn Bâz dit qu'on ne peut pas s'appuyer dessus. Il précise qu'il n'y a pas de durée fixe pour visiter la mosquée. Prier beaucoup dans la mosquée reste un grand bien. Mais ne bouleversez pas votre voyage pour atteindre ce chiffre.
Les savants ne sont pas tous d’accord
D'autres savants, notamment chafiʿites, acceptent ce hadith ou permettent de le pratiquer comme une bonne œuvre (al-Haythamî et al-Mundhirî, cités par Qibla).
En bref
Après avoir prié dans la mosquée, passez devant la tombe. Dites calmement : « As-salâmu ʿalayka ayyuhâ n-nabiyyu wa raḥmatu llâhi wa barakâtuh. »
Commencez par prier deux rakʿa (unités de prière) dans la mosquée. Saluez à voix basse, avec respect, sans bloquer la file. Faites un pas vers la droite pour saluer Abû Bakr : « As-salâmu ʿalayka yâ Abâ Bakr ». Puis saluez ʿUmar : « As-salâmu ʿalayka yâ ʿUmar ». Pour vos invocations personnelles, islamqa.info et Dar al-Iftâʾ d'Égypte conseillent de vous tourner vers la qibla (direction de la Kaʿba). Les agents vous demanderont d'avancer : c'est normal, il y a beaucoup de monde.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Aucune sur la formule. Dar al-Iftâʾ d'Égypte recommande de se placer face à la tête du Prophète ﷺ. Islamqa.info insiste sur l'interdiction de toucher les murs.
En bref
C'est un point de divergence. Toutes les femmes peuvent en revanche prier sur le Prophète ﷺ depuis n'importe quel endroit de la mosquée.
Islamqa.info retient que les femmes ne visitent pas les tombes, selon l'avis qu'il juge le plus fort. Les écoles chafiʿite et hanafite recommandent au contraire aux femmes la visite de la tombe du Prophète ﷺ. Elles demandent la pudeur et l'absence de mixité. Sur place, l'accès des femmes est organisé par les autorités. La prière sur le Prophète ﷺ (ṣalât ʿalâ n-nabî) est récompensée partout.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Interdit selon islamqa.info. Recommandé selon les chafiʿites et les hanafites.
Sources
En bref
Non. Toucher ou embrasser les murs, grilles, piliers et portes n'est pas une pratique des Compagnons. Les autorités de la mosquée l'empêchent aussi.
Islamqa.info classe parmi les innovations le fait d'embrasser, frotter ou coller la joue contre la grille. Ibn ʿUmar venait saluer le Prophète ﷺ sans toucher la tombe. Le plus beau respect est de saluer calmement et de prier beaucoup sur lui ﷺ. Certains savants admettent la baraka (bénédiction) des reliques authentiques du Prophète ﷺ. Mais ils ne l'étendent pas aux murs de la tombe.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Quelques avis hanafites ou soufis sont plus souples sur la recherche de baraka (tabarruk) en général. Sur place, ces gestes restent interdits par l'administration.
Sources
En bref
C'est une question très discutée. La voie acceptée par tous : demander à Allah directement, par exemple « Ô Allah, accorde-moi l'intercession de Ton Prophète ﷺ ».
Islamqa.info et Islamweb jugent interdit de demander l'intercession à un défunt, même au Prophète ﷺ. Ils y voient un danger pour le tawḥîd (unicité d'Allah). Certains juristes tardifs de plusieurs écoles l'ont au contraire jugé recommandé lors de la visite. Demander à Allah seul est valable selon tous. C'est le choix qui protège votre adoration sans entrer dans le débat.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Interdit selon islamqa.info et Islamweb. Permis ou recommandé selon certains hanafites et des juristes tardifs.
Sources
En bref
Son authenticité est discutée. Plusieurs spécialistes le jugent faible. D'autres l'acceptent grâce à ses différentes chaînes.
Al-Bayhaqî et al-Albânî le jugent faible. Ibn Khuzayma a signalé sa faiblesse. Adh-Dhahabî, as-Subkî et as-Sakhâwî estiment que ses chaînes se renforcent. Le mérite de prier dans la mosquée du Prophète ﷺ, lui, est établi par des hadiths authentiques.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Divergence sur la force du hadith.
Sources
En bref
La Rawda (le Jardin) est l'espace entre la maison du Prophète ﷺ et son minbar (chaire). Il a dit : « Ce qui est entre ma maison et mon minbar est un jardin parmi les jardins du Paradis. »
Le hadith est authentique (al-Bukhârî). On peut y prier deux rakʿa (unités de prière) et faire des invocations. Islamqa.info rappelle de ne pas bousculer ni gêner les autres pour y entrer. Nuire aux gens fait perdre le bien recherché.
En bref
Il faut un permis gratuit dans l'application Nusuk, en général une fois tous les 365 jours. Les créneaux des hommes et des femmes sont séparés.
Horaires annoncés en décembre 2025 : femmes après Fajr jusqu'à 11 h, puis après ʿIshâʾ jusqu'à 2 h. Hommes de 2 h à Fajr, puis de 11 h 20 à ʿIshâʾ. Le vendredi : femmes après Fajr jusqu'à 9 h, puis après ʿIshâʾ jusqu'à 2 h. Hommes de 2 h à Fajr, de 9 h 20 à 11 h 20, puis après la prière du vendredi jusqu'à ʿIshâʾ. En Ramadan, un autre horaire s'applique. L'entrée se fait par les cours sud, face à la porte 37, avec le code QR. Chaque groupe reste environ 10 à 15 minutes. Arrivez 15 à 30 minutes en avance. Un accès immédiat existe dans Nusuk près de la mosquée, selon les places. Si vous ne pouvez pas venir, annulez votre réservation. La femme doit être pure (sans règles) pour y entrer. (Règle vérifiée en décembre 2025, à revérifier dans l'application Nusuk.)
Sources
En bref
Priez deux rakʿa (unités de prière) si la place le permet, puis faites vos invocations calmement.
Préparez vos invocations à l'avance, sur un papier, pour ne pas perdre de temps. Ne poussez personne et ne restez pas debout à filmer. Si la foule empêche de prier, faites vos invocations assis ou debout. La récompense de votre intention est auprès d'Allah. Sortez quand les agents le demandent.
En bref
Oui. Il suffit de lui prendre un rendez-vous pour la Rawda dans l'application Nusuk. Les personnes âgées et en fauteuil roulant y entrent sans problème.
Chaque personne a besoin de son propre permis Nusuk : vous pouvez ajouter vos proches dans votre application. Les créneaux des hommes et des femmes sont séparés : réservez-lui un créneau femme. Si elle a besoin d'aide, prévoyez une accompagnatrice. (Règle vérifiée en octobre 2026, à revérifier dans l'application Nusuk.)
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Sources
En bref
Non. La Rawda est un mérite, pas une obligation. Votre prière dans la mosquée vaut déjà mieux que mille prières ailleurs.
Aucune source ne lie la validité de la visite ou de la ʿOmra à la Rawda (le Jardin, entre la maison et le minbar du Prophète ﷺ). Toute la mosquée du Prophète ﷺ a le mérite des mille prières. Réessayez l'accès immédiat dans Nusuk si des places se libèrent. À confirmer auprès d'un savant.
Question récente : réponse tirée des règles établies par les savants. À confirmer auprès d’un savant de confiance.
Lien vers cette questionEn bref
Aucun nombre n'est fixé. Ibn Bâz dit qu'il n'y a pas de durée imposée pour la visite.
Une salutation à l'arrivée suffit pour suivre la sunna (pratique du Prophète ﷺ). Ibn ʿUmar saluait le Prophète ﷺ en revenant de voyage. Vous pouvez prier sur le Prophète ﷺ partout et à tout moment : votre prière lui parvient. Ne vous épuisez pas à refaire la file plusieurs fois par jour. Dar al-Iftâʾ d'Égypte conseille de le saluer une dernière fois avant de quitter Médine.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Le salut d'adieu avant le départ est conseillé par Dar al-Iftâʾ d'Égypte, sans être obligatoire.
En bref
Quatre visites sont établies : la mosquée du Prophète ﷺ (avec le salut sur lui), la mosquée de Qubâʾ, le cimetière d'al-Baqîʿ et les martyrs d'Uḥud.
C'est la liste retenue par Ibn Bâz et Ibn ʿUthaymîn, reprise par islamqa.info. Les autres sites (les « 7 mosquées », la mosquée des deux Qiblas…) sont des lieux d'histoire. Selon ces savants, leur visite n'a pas de mérite religieux particulier. Les visiter pour connaître l'histoire reste possible.
Les savants ne sont pas tous d’accord
D'autres savants voient un mérite à visiter les lieux liés au Prophète ﷺ.
En bref
Celui qui fait ses ablutions chez lui puis prie à Qubâʾ obtient une récompense comparable à une ʿOmra.
Ce hadith est rapporté par Aḥmad, an-Nasâʾî, Ibn Mâja et al-Ḥâkim, qui a jugé sa chaîne authentique. Le Prophète ﷺ allait à Qubâʾ chaque samedi, à pied ou monté, et y priait deux rakʿa (unités de prière) (al-Bukhârî). Faites donc vos ablutions à l'hôtel avant de partir. Le samedi suit la sunna, mais tout autre jour convient.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Islamweb pense que la récompense se renouvelle à chaque prière. D'autres la lient à la visite. Aucune divergence sur le mérite lui-même.
Sources
En bref
Saluez les morts et invoquez pour eux avec la formule enseignée par le Prophète ﷺ.
Formule rapportée par Muslim : « As-salâmu ʿalaykum ahla d-diyâri mina l-muʾminîna wa l-muslimîn, wa innâ in shâʾa llâhu bikum la-lâḥiqûn, asʾalu llâha lanâ wa lakumu l-ʿâfiya. » La visite sert à se rappeler la mort et à prier pour les défunts. On ne prie pas vers les tombes, on ne les touche pas et on ne demande rien aux morts. Les heures d'ouverture changent : renseignez-vous sur place.
En bref
Les savants divergent sur la visite des tombes par les femmes. Dans tous les cas, vous pouvez invoquer pour les défunts depuis l'extérieur.
Islamqa.info retient l'interdiction pour les femmes. La majorité des chafiʿites et des hanafites la permettent, avec pudeur, sans cris ni lamentations. L'invocation pour les morts est valable de partout. L'accès sur place dépend des consignes du moment : renseignez-vous auprès des agents.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Interdit selon islamqa.info. Permis avec pudeur selon la majorité des chafiʿites (Dar al-Iftâʾ de Jordanie) et des hanafites.
Sources
En bref
Oui. Le Prophète ﷺ visitait les martyrs d'Uḥud et invoquait pour eux.
Ibn Taymiyya et Ibn Ḥibbân citent cette visite comme une sunna (pratique du Prophète ﷺ). Saluez les martyrs, dont Ḥamza, l'oncle du Prophète ﷺ, avec la formule de salut des tombes. Puis invoquez pour eux. Vous pouvez monter sur la colline des archers (Jabal ar-Rumât) pour comprendre la bataille, sans en faire un acte d'adoration. Ne prenez pas de terre et ne frottez rien.
En bref
Selon Ibn Bâz et Ibn ʿUthaymîn, s'y rendre n'a pas de mérite religieux particulier. Une visite pour l'histoire, sans en faire un rite, reste possible.
Ces lieux rappellent la bataille du Fossé (Khandaq) et le changement de qibla (direction de la prière). Islamqa.info rappelle que ʿUmar n'aimait pas qu'on prenne pour lieu de prière un endroit où le Prophète ﷺ avait seulement prié par hasard. La mosquée des deux Qiblas est une mosquée active. Si vous y êtes à l'heure de la prière, priez normalement avec le groupe.
Les savants ne sont pas tous d’accord
D'autres savants sont plus ouverts sur la visite des lieux historiques liés au Prophète ﷺ.
Sources
En bref
Oui, si l'intention est d'apprendre et non d'adorer. C'est l'avis d'Ibn ʿUthaymîn pour Hira et Thawr, et il vaut pour les autres sites.
Le problème est de croire qu'un lieu donne une récompense spéciale sans preuve. Comprendre les batailles et la Sîra (vie du Prophète ﷺ) renforce l'amour du Prophète ﷺ. Évitez seulement les gestes de dévotion inventés : toucher pour la baraka (bénédiction), prendre de la terre, tourner autour.
En bref
Oui. Le Prophète ﷺ a déclaré Médine sacrée (ḥaram). On n'y coupe pas les arbres et on n'y chasse pas.
Muslim rapporte la limite de cette zone : « entre ʿAyr et Thawr ». Islamqa.info rappelle d'y éviter les péchés et les innovations avec encore plus de soin. Il n'y a pas d'ihram (état de sacralisation) pour entrer à Médine.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Les écoles diffèrent sur les sanctions (chasse, arbres). Ce point n'est pas traité ici.
En bref
Oui, à condition qu'ils ne dérangent pas les fidèles et ne salissent pas la mosquée.
Le Prophète ﷺ écourtait la prière quand il entendait un bébé pleurer : des enfants étaient donc présents. Les savants recommandent d'habituer les enfants vers 6 ou 7 ans. Pour les tout-petits, prévoyez des couches et restez près d'une sortie. Gardez-les toujours près de vous : la foule est énorme et les enfants se perdent vite.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Nuances sur l'âge, aucune sur le principe.
Sources
En bref
Sur le plan religieux, oui pour le voyageur ou celui qui fait une retraite. Ibn ʿUmar dormait dans la mosquée du Prophète ﷺ quand il était jeune.
Certains savants jugent déconseillé de dormir à la mosquée sans raison. Ils le permettent au voyageur et à celui qui fait l'iʿtikâf (retraite à la mosquée). Ne dormez pas dans les passages ni dans les rangs de prière. Les agents peuvent interdire de s'allonger dans certaines zones : respectez leurs consignes.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Déconseillé sans raison selon certains savants.
En bref
Oui, mais il faut s'inscrire en ligne pour l'iʿtikâf (retraite à la mosquée). Les places sont limitées.
Pour Ramadan 1447 (2026), l'inscription a ouvert le 3 Ramadan. Elle se faisait sur eservices.alharamain.gov.sa et dans l'application « Visitors ». La retraite allait du 20 Ramadan à la fin du mois. Les demandes étaient acceptées selon les places, avec une réponse par SMS. Un âge minimum de 18 ans a été demandé les années précédentes. (Règle vérifiée en février 2026, à revérifier dans l'application Nusuk et sur le site des deux Saintes Mosquées.)
Sources
En bref
C'est recommandé et très récompensé. Celui qui assiste à la janâza (prière funéraire) obtient un qîrâṭ, une récompense comparée à une montagne.
Restez debout après le salut final de la prière obligatoire. La janâza se prie debout, sans inclinaison ni prosternation, avec quatre takbîr (« Allâhu akbar »). Après le 1er : la Fâtiḥa (première sourate). Après le 2e : la prière sur le Prophète ﷺ, comme dans le tashahhud (attestation de la prière). Après le 3e : une invocation pour le défunt. Après le 4e : le salut final. Si vous ne connaissez pas les invocations, suivez l'imam et invoquez avec vos mots.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Aucune quand le corps est présent. La prière sur un défunt absent est discutée entre écoles.
En bref
Non. Le tawâf (tours rituels) est réservé à la Kaʿba.
Islamqa.info interdit de tourner autour de la chambre, de se prosterner sur les tombes, de les toucher ou de demander de l'aide aux morts. Ces actes n'existaient pas chez les Compagnons. Le salut et l'invocation pour les défunts sont la façon prescrite de les honorer.
Étape 11 sur 11
Zamzam, dattes et souvenirs : ce que vous pouvez rapporter. 3 questions
En bref
Il vaut mieux l'éviter. Les savants divergent, et islamqa.info l'interdit quand c'est pour la baraka (bénédiction).
Islam Q&A rapporte trois avis : permis (hanafites), déconseillé (certains chafiʿites), interdit (majorité des chafiʿites). Il retient l'interdiction si l'on cherche la baraka dans ces objets. Si vous en avez déjà pris, il conseille de demander pardon à Allah. Rendez-les au territoire sacré (Ḥaram), ou posez-les dans un endroit propre. L'eau de Zamzam, elle, peut être emportée.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Permis chez les hanafites (en petite quantité). Déconseillé chez certains chafiʿites. Interdit chez la majorité des chafiʿites. Les sources consultées ne détaillent pas les avis malikite et hanbalite.
En bref
Le hadith dit : « Celui qui mange chaque matin sept dattes ʿajwa, ni poison ni sorcellerie ne lui nuiront ce jour-là » (al-Bukhârî, Muslim). Une version de Muslim précise les dattes de Médine.
Muslim range ce hadith dans le chapitre du mérite des dattes de Médine, avec la précision « entre ses deux champs de lave ». Certains savants limitent donc la protection à l'ʿajwa (variété de datte) de Médine. D'autres l'étendent à toute ʿajwa, celle de Médine étant meilleure. Le hadith authentique ne parle pas de « 7 jours » : c'est un ajout. Achetez dans une boutique sérieuse, car il existe des contrefaçons.
Les savants ne sont pas tous d’accord
Divergence sur l'origine obligatoire des dattes.
Sources
En bref
Oui, c'est permis. En avion, la règle courante est un bidon scellé officiel de 5 litres par pèlerin.
Islam Q&A précise qu'il n'y a pas de mal à sortir l'eau de Zamzam du territoire sacré (Ḥaram). À l'aéroport, le bidon officiel de 5 litres s'enregistre à part, pas dans la valise. Les bouteilles achetées en ville sont souvent refusées. Le prix et le poids comptés varient selon la compagnie : vérifiez avant le départ. (Règle vérifiée en 2026, à revérifier auprès de votre compagnie aérienne.)
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