L'histoire
Le rocher est coupé verticalement par une fente de 20 à 30 cm, ouverte en V vers le haut. Au pied, des surfaces lisses et des rigoles. La plaine autour est très sèche. Pas de clôture ni de panneau. C'est souvent la première étape des circuits « sur les pas de Moïse ».
Le Coran raconte : « فَقُلْنَا ٱضْرِب بِّعَصَاكَ ٱلْحَجَرَ فَٱنفَجَرَتْ مِنْهُ ٱثْنَتَا عَشْرَةَ عَيْنًا » (« Nous dîmes : Frappe le rocher avec ton bâton. Et tout d'un coup, douze sources en jaillirent », 2:60, traduction du sens, Hamidullah). Le mot est « al-hajar », le rocher, sans nom de lieu. At-Tabari rapporte l'épisode tantôt juste après la mer, tantôt pendant les quarante ans d'errance. Ibn Kathir rapporte, d'après des savants des premières générations, que ce rocher était porté avec eux d'un campement à l'autre : « حجرا كانوا يحملونه معهم ». Aucune source musulmane ne parle d'un rocher fendu près d'al-Badʿ.
Les géologues expliquent la fente par des fractures naturelles du granit. D'autres blocs fendus existent dans la région, comme an-Naslaa à Tayma. Même les défenseurs de la thèse ne sont pas d'accord entre eux : Ron Wyatt montrait un autre rocher, de l'autre côté de la montagne.
Ce qui est sûr et ce qui ne l'est pas
- Sûr : un grand bloc de granit fendu, comme il en existe d'autres dans la région.
- Thèse moderne : « le rocher de Moussa » (années 1990). Le Coran ne nomme aucun lieu pour cet épisode.
- Dans le tafsir : des savants des premières générations disent que le rocher était transporté avec le camp (Ibn Kathir).
- Coordonnées : elles viennent des défenseurs de la thèse et de la presse (Lovin Saudi, 2022). Aucune source officielle ne les publie. À vérifier sur place.
Sources
1. Coran, al-Baqara 2:60 ; al-Aʿraf 7:160 (texte vérifié, traduction Hamidullah).
2. At-Tabari, Tarikh, t. 1, p. 425 et 429.
3. Ibn Kathir, al-Bidaya wa n-nihaya, t. 2, p. 135 ; t. 9, p. 345.
4. Lovin Saudi, 15 octobre 2022 (coordonnées du rocher).